‹ Œuvres de J. RacineChapitre 106 sur 222 · Voyez ci-dessus, p. aa · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. aa

4. C'est ainsi qu'a ëcrit Mme Racine. Les éditeurs pr^c^ents ont corrige « se rësoude » en « se résigne. » — Quant à l'orthographe très-dëfectueuse de Mme Racine, le /<f<Mijii/i!e de cette lettre, qu« l'on trouvera dans VJlbum^ la fera connaître.

LETTRES. Ha;

▼ons avez emportée d'ici. Votre oncle* est d'une santé ^^ g fort mauYâise présentement, les eaux de Bourbon ne lui ayant point donné de soulagement. Depuis peu de jours, Mme de Romanet mande à ses enfants qu'il est au lit pour on mal qui lui est venu à la jambe. Il m'a paru bien (àché de n'avoir pas su quand vous avez passé a Roye, pour vous y aller embrasser. M. de Sérignan ' attend toujours l'occasion de pouvoir parler à M. de Barbesieux , pour faire rentrer votre cousin dans la place qu'A avoit. Je crois que c'est bien en vain , et que mon neveu feroit bien aussi bien de s'en retourner chez lui; mais cela chagrine votre oncle. lionval est toujours incommodé d'un dévoiement. Tai aujourd'hui envoyé chez Helvétias pour lui mettre entre les mains. Le pauvre petit vous fait bien ses compliments, et promet bien qu'il n^ira pas à la comédie comme vous, de peur d'être damné. Nanette vous iait nùUe compliments par les lettres qu'elle m'écrit, et Babet est ravie d'avoir pour maîtresse Mme de Ronval. Les petites vous embrassent. Pour parler de quelque chose de plus sérieux, par la lettre que vous m'avez écrite vous me priez de prier Dieu pour vous. Vous pouvez être persuadé que si mes prières étoient bonnes à quelque chose, vous seriez bientôt un parfait chrétien, ne souhaitant rien avec plus d'ardeur que votre salut. Mais, mon fils, songez, dans ce saint temps, que les père et mère ont beau prier le Seigneur pour leurs enfants, qu'il faut que les enfants n'oublient pas l'éducation qu'on a tâché de leur donner. Songez, mon fils, que vous êtes chrétien, et à quoi vous oblige cette qualité, à toutes les passions que cette qualité vous oblige de renoncer. Car que vous serviroil

5. M. de Romanet. Voyez ci-dessus la lettre i65y p. 9i4i et la note 13, à cette même page.

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