‹ Œuvres de J. RacineChapitre 113 sur 222 · Le P. Qucsnel était alors à Bruxelles · texte numérisé non relu

Le P. Qucsnel était alors à Bruxelles

LETTRES. a4i

iGOvent de bon tcrar le calme et la féUcité de Monsieur ^«^t ton frère.

M. Deqnréaux recevra avec joie vos lettres quand vous loi écrirez ; mais je tous conseille de me les adresser, de peur que le prix qui lui en coûteroit ne diminue beaucoup le prix même de tout ce que vous lui pourriez mander'. N appréhendez point de m' ennuyer par la loDgueur de vos lettres : elles me font un extrême plaisir, et nous sont d'une très-grande consolation à votre mère et à moi, et même à toutes vos sœurs, qui les écoutent avec une merveilleuse attention, en attendant Fendroit où vous ferez mention d'elles. Il y aura demain trois semaines que je ne suis sorti de Paris, et je pourrois Inen y en demeurer encore autant, à cause de cette espèce de petite érésipèle que j'ai, et des médecines qu'il faudra prendre quand je ne l'aurai plus. Vous ne noriez [croire*] combien je me plais dans cette espèce de retraite, et avec quelle ardeur je demande au bon Dieu que vous soyez en état de vous passer de mes petits secours, afin que je commence un peu à me reposer, et à mener une vie conforme à mon âge et même i mon inclination. M. Despréaux m'a tenu très-bonne compagnie. U est présentement établi à Auteuil, où nous rirons voir quelquefois quand le temps sera plus doux et que je pourrai prendre l'air sans m'incommoder. Je vais souvent voir M. de Cavoye, qui n'est qu'à deux pas de chez moi, et ce sont presque les seules visites que je fasse. Toutes vos sœurs sont en très-bonne santé.

5. Il a dit dans une lettre pr^ëdente (mjes ciw/ez/Mi, ^.64) <|ii'U n'otoit aller acheter lai-même chez Thierry les Fables dt la Fomtmmey de pcnr qa*on ne ▼ouldt pas prendre son argent. Son caractère ^toit différent de celui de Boileau. {Noie de Louis Baeine.)

6. Nous ajoutons croire f il y a dans l'original : « tous ne sauriez combien, i

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!i4!k LETTRES.

jgQg aussi bien celles qui sont an logis qne celles de Mehm et de Variville ''^ qui témoignent Yuie et Tautre une grande ferveur pour achever de se consacrer à Dieu. Babet m'écrit les plus jolies lettres du monde et les plus vives, sans beaucoup d'ordre, comme vous pourrez croire, mais entièrement conformes au caractère que vous lui connoissez. Elle nous demande avec grand soin de vos nouvelles. M. Boileau*, frère de M. Despréaux, vit Nanette il y a huit jours, et la trouva d'une gaieté extraordinaire. Votre sœur atnée est toujours un peu sujette à ses migraines. Adieu, mon cher fils. Je vous écrirai plus au long une autre fois : j'ai si mal dormi la nuit dernière que je n'ai pas la tête bien libre ni assez reposée pour écrire davantage. Mille compliments à M. de Bonac. N'ayez surtout aucune inquiétude sur ma santé, qui au fond est très-bonne*.

SuscripUon : A Monsieur Monsieur Racine, gentilhomme ordinaire du Roi, chez Monsieur l'Ambassadeur, à la Haye. (Cachet rouge, au cygne.)

7. L'ainëe, Marie-Catherine^ et les deux plus jeunes, Jeanne- Nicole-Françoise {Fanchon) et Madeleine {Madelon) , étaient alors auprès de leur père. Anne (JNanette) ëtait chez les Ursulines de Melun, et Elisabeth (Babet) chez les Dames deYarirille, en Beaoraisîs.

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