DE RACIim A JEAir-BAPTISTE RACIlfB^ ^^^g
A Paris, le 16. mai 1698.
Votre relation du voyage que vous avez fait à Amsterdam mV fait un très-grand plaisir. Je ne pus m' empêcher de la lire hier, chez M. le Verrier, à M. de Valineour et à M. Despréaux, qui m'ont fort assuré qu'elle les avoit divertis. Je me gardai bien, en la lisant, de leur lire T étrange mot de tentatif^ que vous avez appris de quelque Hollandois, et qui les auroit beaucoup étonnés. Du reste je pouvois tout lire en sûreté, et il n'y avoit rien qui ne fot selon la langue et selon la raison. Tous ces Messieurs vous font bien des compliments. M. Despréaux assure fort qu'il n'aura point de regret au port que lui pourront coûter vos lettres; mais je crok que vous ferez aussi bien d'attendre quelque bonne commodité pour lui écrire. Votre mère est fort touchée du souvenir que vous avez d'elle. Elle seroit assez aise d'avoir votre beurre ; mais elle craint également et de vous donner de l'embarras, et d'être embarrassée pour recevoir votre présent, qui se perdroit peut-être ou qui •e gàteroit en chemin.
M. de Rost* m'a fait l'honneur de me venir voir. Tallai pour lui rendre sa visite; mais je ne le trouvai point, et il revint chez moi dès le lendemain. Je l'ai trouvé tel que vous me l'aviez mandé, c'est^à^lire un très-galant homme, de beaucoup d'esprit, et parlant parfoitement bien sur les belles-lettres et sur toute sorte de sujets. Il m'apprit avant-hier que la Qiamellay* étoit à l'extrémité,
Ltmi 174. —1. Revue sur l'autographe, conserve a la Biblîo- (h^e imp^hiîale.
a. n ^tait de Nuremberg. Son fils, connu par set travaux astronomiques, a ixé de l'Acadëmie de Berlin. {Note Je téJition de 1807.)