‹ Œuvres de J. RacineChapitre 115 sur 222 · La Chaupinetlé. Elle mourut à Autenil le i5 mai 1698, par · texte numérisé non relu

La Chaupinetlé. Elle mourut à Autenil le i5 mai 1698, par

a44 LETTRES.

j^ g de qaoi il me parut très-afiligé; mais ce qui est le plus affligeant, c est de quoi il ne [se] soucie guère apparemment, je veux dire Tobstination avec laquelle cette pauvre malheureuse refuse de renoncer à la comédie, ayant déclaré, à ce qu*on m'a dit, qu'elle trouvoit trèsglorieux pour elle de mourir comédienne. Il faut espérer que, quand elle verra la mort de plus près, elle changera de langage, comme font d'ordinaire la plupart de ces gens qui font tant les fiers quand ils se portent bien. Ce fut Mme de Caylus qui m'apprit hier cette particularité, dont elle étoit fort effirayée, et qu'elle a sue^, comme je crois, de Monsieur le curé de Saint-Sulpice. Je rencontrai l'autre jour M. du Boulay, l'un de nos camarades *, qui me pria de vous bien faire ses compliments. On m'a dit que son fils, qui est dans les mousquetaires, avoit eu une affaire assez bizarre avec M. de yilla[cerf]' le fils ^, qui, le prenant pour un de ses meilleurs amis, lui donna, en badinant, un coup de pied dans le derrière; puis, s' étant aperçu de son erreur, lui en fit beaucoup d'excuses. Mais le mousquetaire, sans se payer de ces raisons, prit le temps que M. de Yillacerf avoit le dos tourné et lui donna aussi un coup

consëqaent le lendemain du jour où M. de Rott avait annonce â Racine ton ëtat désespéré^ et la veille de celui où Racine écrÎTit cette lettre.

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