Mme Racine reprend
7. L'écriture, de Racine est en effet presque méconnaissable dans les lignes qui précèdent.
8. Mme Racine reut dire : t votre patron au temps où tous manifestiez rintention de tous faire chartreux. »
i88 LETTRES.
,^ g Suscription^ de la main de Mme Racine : A Monsieur Monsieur* Racine, gentilhomme ordinaire du Roi, chez Monsieur Tambassadeur de France, à la Haye. (Cachet rouge, au cygne.)
l88. — DE MADAME RACINE ET DE RACINE A JEAN-RAPTISTE RAUNE.
Ce i3"* ocU*re [1698].
Votre père et moi^ sommes en peine de Tétat de votre santé et de celle de Monsieur l'Ambassadeur, [y] ayant quinze jours que nous n'avons reçu de vos nouveUes. Votre père croit que vous avez été à Amsterdam, et que c'est la cause qu'il n'a point reçu de vos lettres. Tespère en recevoir ce soir, qui est le jour d'ordinaire que nous les recevons. Votre père croit quelquefois que vous avez pris le parti de venir faire un tour ici ; quoiqu'il auroit bien de la joie de vous voir, il seroit fâché que vous eussiez pris cette résolution sur les lettres que je vous ai écrites sur sa maladie, puisque. Dieu merci, les médecins la croient entièrement sans péril, mais qu'elle pourra tirer en longueur ; car votre père conserve toujours une petite fièvre, et il parott un petit redoublement les après-midi. Sa douleur de côté est beaucoup diminuée. Nous avons passé hier une partie de l'aprèsdinée sur la terrasse, à nous promener : c'est pour vous marquer la meilleure disposition de votre père. Pour le voyage de Fontainebleau, il ne faut pas espérer que votre père pm'sse y aUer. Ses meubles y sont. Nous
9. En haut, k gauche, il 7 a en gros caractèret : HoixAin». Lmai 188 (rerue sur Tautographe, conierrë k la Ribliothèque impériale). — I. C'est, on le Toit, Mme Racine qui commence la lettre.
LETTRES. a89
aTons seulement fiût revenir le coffire qui y étoît. Il y a ^^ g la profession de votre sœur qui nous embarrasse ; mais fl {kudra bien qu'elle 80u£Bre avec patience d'être retardée. Vos sœurs vous font mille amitiés. Je vous prie de témoigner à Monsieur TAmbassadeur la peine où nous sommes de ne point recevoir de ses nouvelles, en rassurant de ma reconnoissance de toutes les bontés qu'il a pour vous. Faites mes compliments à M. de Bonac, et me croyez, mon fils, toute à vous.
Je me porte beaucoup mieux ^, Dieu merci. Pespère vous écrire, par le premier ordinaire, une longue lettre, qui vous dédommagera de toutes celles que je ne vous ai point écrites. Je suis fort surpris de votre long silence et de celui de Monsieur T Ambassadeur; peu s'en faut que je ne vous croie tous plus malades que je ne l'ai été. Adieu, mon cher fils : je suis tout à vous.
Suscription^ de la main de Mme Racine : A Monsieur Mcmsieur Radne , gentilhomme ordinaire du Rm, chez Monsieur l'ambassadeur de France, à la Haye. (Cachet ronge, au cygne.)