‹ Œuvres de J. RacineChapitre 139 sur 222 · Dans Toriginal : fonds · texte numérisé non relu

Dans Toriginal : fonds

3o4 LETTRES.

i5gg 194. — DE RACHnS A JEAlf -BAPTISTE RACUfE'.

[A Paris, le 3o janvier 1699.]

G>iiiiB vous pourriez être en peine de ma santé, j'ai / cru vous en devoir mander des nouvelles. Elle est beaucoup meilleure depuis que vous êtes parti *, et ma tumeur est considérablement diminuée. Je n en ressens presque aucune incommodité. J'ai même été promener cette après-dinée aux Tuileries avec votre mère, croyant que Tair me fortifieroit ; mais à peine j y ai été une demi-heure , qu'il m'a pris dans le dos un point insupportable, qui m'a obligé de revenir au logis. Je vois bien qu'il faut prendre patience sur cela en attendant le beau temps.

Nous passâmes avant-hier l'après-dinée chez votre sœur'. Elle est toujours fort gaie et fort contente, et vous garde de très-bon chocolat, dont elle me fit goûter.

Je suis* ravi que M. de Bonrepaux se porte mieux. Faites-lui bien mes compliments, aussi bien qu'à M. de Oivoye et à M. Félix. Je savois que M. le Verrier doit donner à diner à M. le comte d'Ayen; mais on ne m'a point encore dit le jour, ni à M. Despréaux. Je serois bien plus curieux de savoir si M. le comte d'Ayen songe en effet à m'envoyer les deux juments qu'il a promis de m'envoyer. Je m'y suis tellement attendu, que j'avois

Lkiteb 194. — I. Cette lettre ii*est point dans les mannscrito de Racine à la Bibliothèque impériale. Louis Racine en a donne quelques lignes, qu'il a mêlées à la lettre précédente. L^éditeur de 1S07 en a le preipier publié le texte tel que nous le reproduisons ici. D avait Yraisemblablement l'autographe sous les yeux.

9. Jean-Baptiste Racine était revenu en France avec Bonrepaos. Il avait, quand son père lui écrivit cette lettre, quitté Paris y et était aUé à Versailles.

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