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Chex Anne Racine, religieuse a Melun

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déjà dit à mon cocher de me chercher un marchand pour ^^ mes chevaux. Faites-moi savoir de vos nouvelles, quand vous en aurez le loisir. Je ne crois point aller à Versailles avant le voyage de Marly ^, c'est-à-dire dans toute la semaine qui vient. Je crains de me morfondre sur le chemin, et je crois avoir besoin de me ménager encore quelque temps, afin d'être en état d*y fiodre un plus kmg séjour. Adieu, mon cher fils : votre mère vous embrasse, et s'attend de vous revoir quand le Roi ira à Mariy.

Je vous conseille d'aller un peu faire votre cour à Mme la comtesse de Gramont, qui vous recevra avec beaucoup de bonté.

Suscription : A Monsieur Racine le fils, gentilhomme ordinaire du Roi , à Versailles.

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Monseigneur, C'est avec une extrême reconnoissance que j'ai reçu

4. Ce ▼ojage eut lieu le mercredi 4 février. Voyez le Journal d* Dtmgtau^ à cette date.

Lrrnui 19$ (revue sur Tautographe, consenré a la Bibliothèque impériale). — i. Cette lettre et la suivante, également adressée à Monsieur le Prince, Henri-Jules de Bourbon, fils du grand Condé, sont d^une date incertaine, et que nous n'avons pu indiquer même approximativement : elles ont dû par cette raison être placées à la suite des précédentes. Il est clair seulement qu'elles ont été écrites Tune et Tautre après 1686, le duc Henri-Jules de Bourbon n'étant devenu Monsieur le Prince que dans les derniers jours de cette année ; et la première des deux est assurément postérieure de quelques années à 1687, puisqu'on j voit que Monsieur le Prince avait déjà plusieurs fois fait remise à Racine de sa panlette.

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encore, au commencement de cette année, la grâce qne Votre Altesse Sérénissime m'accorde si libéralement tous les ans '• Cette grâce m'est d'autant plus chère que je la regarde comme une suite de la protection glorieuse dont vous m'avez honoré en tant de rencontres, et qui a toujours fait ma plus grande ambition. Aussi, en conservant précieusement les quittances du droit annuel dont vous avez bien voulu me gratifier, j'ai bien moins en vue d'assurer ma charge à mes enfants, que de leur conserver un des plus beaux titres que je leur puisse laisser, je veux dire les marques de la protection de y. A. S. Je n'ose en dire davantage; car j'ai éprouvé plus d'une fois que les remerctments vous fatiguent presque autant que les louanges. Je suis, avec un profond respect,

Monseigneur, De V. A. S.

Le très-humble, très-obéissant et très-fidèle serviteur,

RÀcmB.

9. Sa charge de trésorier de France à Moulins ^toit dans le casnel de Monsieur le Prince, qui lui faisoit donner tons les ans une quittance de la paulette. {tfote de Louis Racine.) — D {Moiuieur le Prince) avait les droits domaniaux dans le duchë de Bourbonnais, donne à son père en i66x, en échange du duché d'Albret, et pour en jouir au même titre. Au nombre de ces droits était celui d'annuel ou de paulette sur les offices de judicature et de finance, qui montait alors au soixantième denier du prix capital de Toffice. Racine, titulaire d'un office de trésorier de France au bureau des finances de Moulins, était tenu d'acquitter ce droit chaque année pour conserrer le prix de sa charge à ses enfants ; mais le prince lui en faisait remise. (N^ote de P édition de 1807.)

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