‹ Œuvres de J. RacineChapitre 161 sur 222 · Élitabeth Racine · texte numérisé non relu

Élitabeth Racine

g. La filla aînée de Lonis Racioe, Anne Racine» qui était élefée i Notre* Dame de YariviDe aoprèi de sa tante Elisabeth. EUe épousa, le 14 janvier 1746» Loua-Grégoire Ifirlean de Neaville de Saint-Héry, et asonrat à Bloia le 3i décembre i8o5.

10. Était-ce oae bdle-soor de Mme Racine, Anne Boqnet, qoi avait épooaé Jean de Romanet, trésorier de France, on nne des trois lemmes qa*époasa •nccesaîremeot Qande de Romanet , fils de Jean de Romanet et d*Aniie Boqoet? La date de la lettre rendrait cette seconde supposition pins vraisemblable. Mais nous n*avons pas sur la Cunille de Romanet des renseignements asses précis pour nous guider sûrement.

Lama ai. — i. Nous plaçons na pen an dehors de l'ordre diroiiologiqne cette lettre et les deux suivantes, qui n'intéressent pas directement notre poète, mais seulement ses enfiuits. Ce sont les trois lettres, écrites an sujet dnpoëmede im Religion^ que noua avons annoncées ci-dessns, p. 3ia, oà aoos avons expliqué pourquoi nous les publions. Si on les compare à la lettre nniqua donnée par Louis Racine aux pages 4o3-4o5 de son Recmeii, on verra avec étoanemen qu'il a presque changé en éloge des critiques d'une franchise bien rude, lean- Baptiste ne vivait plus lorsque son frère s*est pennis, en 1747, cette étrange altération. Les originaux autographes des trois lettres nous ont été coauauniques par M. Auguste de Naurois.

a. Cette date peut, nous le croyons, être bten éubUe. La premier* éditioa du poemede^iU/igftOA est de ranttéel74a (1 volume grand in-8% àParisydieB

paM^ an sujet de Totre priTilëge*. Comme la chose derient s^ense,

je TOUS conseille aussi d*7 penser sérieusement, et de bien examiner ' ^ ^ si TOUS crojez TouTrage en état de paroitre; car il ne sera plus temps de Touloir 7 revenir, quand une fois il sera lâché ; car tous derez tous attendre à quantité de critiques que tous attireront la mmiTaise humeur et l'envie et surtout le nom que tous portez. De Saint m*a dit que tous souhaitiez qu'il le donnât à examiner à MM. Coffin et CreTier^, et que comme il s'étoit dessaisi actudlement de Totre manuscrit, il étoitbon que je lui prêtasse le TÔtre*. Je lui ai répondu que je ne le pouTois pas sans Totre consentement, et que me Tajant confié, il ne sortiroit point de chez moi sans Totre ordre : ainsi tous me ferez saToir là-dessus tos intentions. Je crois M. Coffin et M. CrcTier de fort habiles gens ; mais

Jean-Bapdite Coignsrd, imprîmciir da Roy, et Jean Desaint, libraire). La date du PrùnUgê est le 26 jairvier 174a. Lorsque les trois lettres de Jean-Baptiste Hadam sor le poème de la ReÛgiom ont été écrites, le privilège n'était pas eMcore obtenu: elles ne sont donc pas de 174a. D'un antre o6té, dans la seconde de ces lettres (et il est clair qu'elles ont été écrites toutes trois la ■séné année}, il est parlé de J. B. Rousseau comme ne Tirant plus : il mourut le 17 mars 1741. Même sans ce passage, qui est décisif pour la date (Tojes caeon ci-a|vès, p. 340 , note 6), il eAt été dilficOe de croire les lettres écrites pins t6t que 1741, puisqu'il y est dit que le fils de Louis Racine, né en 1734» Tenait d'être mis entre les mains d'un précepteur. On est un peu étonné cependant que l'auteur du poëme de la RêUgion ait si longtemps tardé à le £ure connaître à son frère, et à lui demander ses aris, lorsqu'on Toit qu'an mois de juiUet 1737 il arait déjà communiqué ce même ou- TTage à J. B. Rousseau, ainsi que celui-ci l'atteste dans la lettre qu'il adressa à l'antenr an mois d'ao&t de cette même année (royez les Œuvres de Lotus BaetMs^ édition de 1808, tome YI, p. 597). Ajoutons que le poème était depnia longtemps composé, puisque Brossette, en 173 1, l'aTait déià Tante à Rooaaean (tojcx la lettre de J. B. Rousseau à Brossette, du 17 septembre 1731 , daas les Œuvres de Louis Racine^ tome YI, p. 585).

3. Le libraire Jean Desaint fut intéressé pour moitié par Coignard à son pririlége pour la Tente du poème de la Religion^ snÎTant le traité fait entre eux le 3o janTÎer 174a.

4» C3iarles Coffin, successeur de RoUin dans l'administration du collège de BeauTsis, recteur de l'Université en 17 18, mourut le ao juin 1749. — Jean- Baptiste-Louis Crerier, qui arait été élève de RoUin an collège de BeaUTaîs, et pins tard profiesMur de rhétorique au même coHége, et qui est auteur de V Histoire des empereurs romains^ mourut le i*' décembre 1765.

5. Noos reproduisons le texte de l'original. Il y a là une négligence, une inadrertance évidente. Faut-il remplacer votre manuscrit par son manuscrit^ ou, à la fin de k phrase, le vôtre par le mien? An reste, le sens est bien dair, et les deux votre sont justes ; votre manuscrit^ c'est-à-dire celui que tous hû ares doiuié pour l'impression ; le vôtre, c'est-à-dire celui que tous aTcS gardé et que tous m'aTcs confié.

3/,o LETTRES.

" leur crojezrTous l'oreille assez françoise pour juger d'un pareil ou-

*' Trage? et je doute que M. Rollin', arec toute son érudition, ait

jamais senti rharmonie d'un vers; mais il pourroit tous donner

d'excellents avis sur le plan et la méthode de l'ouTrage, possédant

comme il fait toute l'économie et les preuves de notre religion.

J'aurois bien des choses à vous dire, mais qui passeroient les bornes d'une lettre; et d'ailleurs je ne me crois pas un assez habile homme pour croire que vous devez vous embarrasser de mes critiques. Je ne puis cependant vous dissimuler que ce qui a le plus charmé Rousseau ^ est ce qui m'a charmé le moins. C'esç le parallèle de la mcM'ale des poètes avec celle de VÉpangiU* : ce ne sont que des centons décousus, sans suite ni sans liaison ; vous êtes aisé à désarmer, si vous vous rendez à si peu de chose. Et malhenreusement par où finissent-ils ? Par la pensée du monde la plus épicurienne :

Je Tattends, cette mort, sans crainte ni désir*;

et tout chrétien au contraire doit et la désirer et la craindre. Les poètes en vérité ne sont point des auteurs assez graves pour être de quelque autorité dans une pareille occasion; et Tibulle, Ovide, Martial, etc., ne peuvent y jouer qu'un rôle bien extraordinaire •*. Cela jette un air de badinerie sur tout votre ouvrage, qui peut faire douter que vous parliez sérieusement; et vos ennemis ne manqueront pas de plaisanter là-dessus. Prenez-7 bien garde, et je ne vous parle point en l'air. Abandonnez vos poètes et cherchez quelque chose de plus solide. Si il 7 a quelque chose qu'on paisse comparer a la morale de V Évangile , c'est sans contredit les Offices de Cicéron, qui, à l'amour de Dieu et la pénitence près, suffiroient presque pour faire un bon chrétien ; et il me semble qu'en fait de morale ils sont bien d'un autre poids que les poètes, que d'ailleurs,

6. Rollin mourat le 14 septembre 1741. Ce qa*on dit ici de loi proare que la lettre a été écrite avant cette date, et lorsqu'il vivait encore.

7. Dans sa lettre à M. Uardion, datée de Bmxelles, le 3 aoAt 1737, et imprimée aux pages 1 63- 168 de la première édition du poème de Loab Racine, soos le titre de Jugement de M. Rousseau sur le poème de la Religion, Roos* seau avait dit (p. 167) : « A l'égard de la morale, ce qui m*a le plus frappé est le parallèle, également docte, solide et ingénieux, de la morale des poètes mêmes, et des poètes d'ailleurs les plus corrompus du paganisme, avec celle des chrétiens. »

8. Au chant vi de la Religion , vers 9a et suivants. Pour FindioBtion da chiffre des vers nous suivons l'édition in-S" de 1743, hi première^ coflone nous l'avons dit ci-dessus.

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