‹ Œuvres de J. RacineChapitre 162 sur 222 · La Religion f chant vx, vers x · texte numérisé non relu

La Religion f chant vx, vers x

10. Ce qui suit, jusqu'à : « Si il 7 a quelque chose, » • été ajouté après coup par Jean-Baptiste Racine, et mis comme une note au bas de la page.

dans le eommenceiiient de Totre ouTrage, tous aoeosez, et a^ec ' grande raison, d*aToîr été les premiers auteurs des fid>les et du mensonge :

Pères des fictions, les poètes mentenrs**.

Voilà dVtranges casuistes. A propos de cela, pourquoi dans le même endroit dites-vous :

Ensdons-noiis pa....

Hardis fiibricatears de mensonges utiles ''?

Qae veut dire cette première personne? car tous n*^ez point dans ce temps-là. Naturellement tous deyriez dire : jéuroUnt'ib pu, etc. Personne n^a entendu cet endroit. L^on croit que c^est une fiiote ; car tous êtes trop sensé pour tous mettre au rang d'Homère. Virgile ne Ta jamais osé faire :

.... Me fuoquâ vaUm DieuHt pastores^*,.,.

Je vous rends compte naturellement de ce que j*ai entendu dire, n j a deux Ters qui rëroltent tout le monde :

Ovide est quelquefois ^\ ete.

Jamais pareil parallèle n*a M fait depuis que le monde est monde. Qoand ce que tous dites seroit vrai, ce qui n*est nullement certain, car le fait n'a jamais été prouTë, il y a des noms si respectables qo^on ne sanroit les attaquer, sans attaquer pour ainsi dire le genre humain : Parcendum est caritati hominum '*, dit si bien Cicé-

li. Lm Rtligicm^ ebant n, Ters 373.

la. Ibidem^ vers ^1 et a^a. — On lit dans la )iremière impression et dans la mirantes:

Hardis &bncatears de menson^ utiles.

Eussent-ils pu trouver des auditeurs dociles, etc.?

Loais Racine, tenant compte de la critique de son frère, a substitué la troi« ùime personne du pluriel à la première.

i3. Églogué B, vers 33 et 34. Dans Virgile, ^Hitem est après dieunt; la fin de la citation, qui compléterait le sens de Tallusion faite par Jean-Baptiste Ksâtte, aurait été : ted non ego eredulus illis.

14. La Religion, chant ti, vers 198 et 199. On voit par la critique de Jeu-Baptbte Racine que ces deux vers étaient d'abord :

Oride est quelquefois un Socrate en discours ; Socrate dans ses moeurs est souvent un Ovide.

Imis Baciae, dès la première édition, a changé le nom de SceraU en eelni àitSmiqmê.

i5. « On doit ménager le sentiment qui rend un homme cher ans antres . n (De Oratort, Utts II, chapitre LTm, à la fin.)

~* ron. ÂTeo qnek mâsagements M. DetprAïux en a-t^l parl^, et oda dans un ouTiage purement Mtiriqae; et encore aTeo quels âoget!

Et Socrate, llioiiiMiir de la profiue Grèce **....

« J*aurois pu, disoit-il, me dispenser de l'attaquer; mais il ialloit relerer J. C, et je ne le pouroîs jamais faire qu'aux dépens do plusTertueux honmie du paganisme ", » Paurois bien des choses à TOUS dire; mais n'en Toilà déjà que trop. Je tous exhorte seulement à chercher des censeurs plus éclairés et moins intéresses que moi. Je suis ravi que tous Ayez trouTë un précepteur pour Totre fils '* : un honnête homme aTec quelques éléments suffit pour l'âge où il est. MM. Rollin et Coffin ont mis tous ces petits Messieun4à sur un si haut pied que ce n*est plus des précepteurs, ce sont des maîtres qu'on se donne. Ne soyez point en peine de Mlle de la Cha. pelle '* : elle a reçu tos rentes, à la réseire d'une petite partie, qu'elle n'aura pas plus tdt reçue qu'elle tous euTojera le tout. François Sellier ^ est allé à Ljon. Adieu.

SuteriptUm : A Monsieur Monsieur Racine, maître dea eaux et forêts de Villers-Cotterets et directeur des fermes du Roi, à Soistons. (FWgment d'un cachet rouge.)

aa. — DB JSAN-BÀPTISTB RAaifB À LOUIS RACIlfB.

VoTBX lettre m'a un peu rassuré ; car j'aTois grand peur que mes objections ne tous eussent un peu fâché, quoique ce ne soit nullement mon intention, et que je tous eusse même sTerti de n'en faire que le cas qu'elles pouToient mériter. J'aTois résolu de ne TOUS en plus faire, et j'ai même déchiré la petite analyse que j'aTois commencée de Totre poéme pour me mettre mieux en état

i6. Satirt xn, Tcn 146.

17. Telles sont à peu près let paroles de Boileaa rapportées par Brossette dans son commentaiie, ainsi qu'on le Terra à la note 8 de la lettre soÎTante.

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