‹ Œuvres de J. RacineChapitre 164 sur 222 · Yojei â-dessns, p · texte numérisé non relu

Yojei â-dessns, p

là-detias dans le Boileau de Hollande une note fort sensëe et qui n*c*t pat de Brosiette*. Quelles ordures les Juifs n'ont-ils pas dites* de la sainte Vierge dans leurs livres? Faut- il les en croire? Faites encore réflexion que ces deux vers, dans Fendroit où ils sont, ne veulent rien dire, et sont entièrement hors d^œuvre. Ce même Socrate vous fait pitié dans le plus bel endroit de sa vie'*; mais j*ai bien peur que vous ne Tayez lu que dans le françois de M. Dacier", et il n'est pas étonnant en ce cas-là qu'un aussi plat traducteur TOUS ait induit en erreur. Socrate ne dit point à Criton de sacrifier pour lui un coq à Escnlape, mais simplement : « Criton, nous devons pour le coup un coq à Esculape, » t)9t(Xo(i£V diXixtpu^va x& 'AoxXi;ic{ci> **. Ne yojez-vous pas que c'est une plaisanterie, et que Platon, qui est toujours homérique, le fait mourir comme il avoit vécu, c'est-à-dire l'ironie à la bouche. C'étoit une façon de parler proverbiale. Quand quelqu'un étoit échappé de quelque grand danger, on lui disoit : « Oh ! pour le coup, vous devez un coq à Eacnlape. 9 Voilà tout le mystère; et que reut dire Socrate? sinon : « Criton, nous devons pour le coup un coq à Esculape ; car certainement me Toilà guéri de tous mes maux : » ce qui étoit trèsconforme à l'idée qu'il avoit de la mort **. Pouvez-vous en bonne

* 8. Jean-Baptiste Racine a en vue Vadditiom è la note de Broaaette mut le vers i5S de la tatire xn, addition qui est an tome I, p. i57 des Œuvres dé Nicolas Boileau Despréaux (Amsterdam, 1718, a volumes in- 4'*). Brussette avait dit dans sa note : « Le dessein de l'auteur est de £iire voir qu'il n'j a de Térifable vertu que dans la véritable religion. Et la principale preuve qu'il en donne est l'exemple de Socrate, le plus sage des humains, suivant le témoignage de l'oracle ; car Socrate n'a pas laissé d*étre soupçonné de arime, et et sonpçon a terni l'éclat de sa vertn. M. Despréaux disoit à ce propos qa'il ne ponvoit trouver dans le paganisme de pins grande victime à immoler à Jésna-Christ que Socrate. » Voici Vaddiiion de l'édition de 17 18 : « On prétend ici que le soupçon qn'on a eu que Socrate étoit criminel a terni Vèdat de sa vertu t cette prétention est injuste. La vertu d'une personne ne dépend point des fiiux jugements qu'on en fait, mais de ce qu'elle est véritableaaent en cOe-méme. Les soupçons et les calomnies des Juifs contre la vierge Bfarie et contre Jésus-Christ même ne diminuent rien de leur sainteté ni de VicUt de Icor vertu, « L'antenr de Vaddition avait déjà réfuté dans It même sens une autre note de Brossette sur le vers 1 5o de la même satire. — Dans une antre édition d'Amsterdam (1729, 4 volumes in-ia), Xtà additions sont signées dn nom de dn Monteil.

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