‹ Œuvres de J. RacineChapitre 166 sur 222 · Lm Bêiigim, chaat it, vara 16O. — ao. iMem^ Tara · texte numérisé non relu

Lm Bêiigim, chaat it, vara 16O. — ao. iMem^ Tara

Je TOUS dirai qu'il paroit bien étonnant que tous ayez commencé ^ . nn pareil ourrage sans iuToquer le Saint-Esprit, ou du moins la Religion, pour les prier du moins de conduire TOtre plume. Cela auroit même donné un petit air d'enthousiasme, et par conséquent de poésie, à Totre ouTrage, et auroit, ce me semble, aussi bien conTenu là que Totre compliment au Roi et au Dauphin ; car, selon Tos casuistes mêmes** : Jb Jov€ prmcipîum. Quel est TOtre exorde?

La Raison dans mes Ters eondait l'homme à la foi,

Ters bien simple, il est Trai, mais un peu fastueux; car il faut être bien exact k tenir parole. Et, tout bien examiné, il se trouTe qu'an contraire c'est la foi qui tous conduit à la raison : ce qui doit être aussi. Je n*en tcux d'autre preuve que la peinture que tous Sûtes de Tons-méme; car après aToir poussé la raison à bout, tous ne saTez plus on tous en êtes :

Montagnes, coarres-moi,...

Et périsse, etc. ^.

En im mot, tous tombes dans le désespoir, quand heureusement on TOUS dit que Dieu a parlé aux hommes dans un liTre que tous ailes aussitôt consulter. Voilà donc la foi qui Tient k Totre secours; car il n'7 a qu'elle qui puisse tous persuader de la diTinité de ce liTre : si c*est la raison, il n'7 a plus de foi. Il ne falloit donc pas tant insulter Platon d'aToir senti le nœud de la difficulté, et de ne l'aToir point coupé, et d*aToir dit que cela ne se pouToit faire sans une réTélation diTine. Il falloit bien plutôt l'admirer de l'aToir senti» d'aToir été guidé par ses seules lumières tout aussi loin que la raison humaine puisse aller, et de s'être arrêté où il faut absolument qu'elle s'arrête. Mais il ne s'est pas abandonné au désespoir, et a seulement songé à profiter de ce que lui dictoit sa raison, et à montrer aux hommes l'usage qu'ils en deroient faire. Je ne ferai que TOUS faire entreToir, car l'amitié fraternelle m'empêche de TOUS [les **] mettre en tout son jour, deux autres objections bien plus importantes : c'est que tout ce mélange de raisonnements, d'objections, de réponses le plus souTcnt Tagues, d'opinions et de différents systèmes, jette dans tout Totre ouTrage un air de pyr-

91. Cett-è-dlre 1m poètes probnet. Ah Jo9€ primeipium^ Mutm^ « Mnias. c^flsl par Jepîter qu'il lant eommeneer, » est an vers 60 de Véglogâ m de Vifgile.

aa« La R^Upam^ chant n, Tert 45 1-454.

a3. Jaan-Baptitte Radae a écrit la, an liaa de Uê^ parce qne dans la tnite de la phfase il aratt d'abord mis: «m tmin oijeeiiom, an lien de : Jemx amtrêê •hjeetiùnê.

" rhonisme qui effrmjera tons les gens de bien, et qu'on te gardera * * ' ' bien de le mettre entre les mains de la jeunesse. Vous deTcx m*entendre. L'autre, qui m'a£Qige très-fort, c'est que tous donnes partout une cruelle prise sur tous :

Qaoi? poar on pea de miel, etc. ^K

Vous en paroissez dans le fond un peu friand. Y aTex-Tona bien pense ? et un chrétien peut-il jamais aToir dit : Temps fm^wahU^ temps où régnoii Fénus^ etc.**? Faut-il comme cela se décoaTrtr? Biais j'en db trop. Je tous écris sur toute cette matière pour la dernière fois. Encore une fois, consultez de plus habiles gens que moi ; car vous jouez gros jeu dans tout ceci, et tous coures risque de ne contenter ni les libertins, ni les gens de bien. C'est Totre affaire; tous sentez bien que ce n'est ni euTie ni jalousie qui me font parler : je n'ai jamais aspire au titre de bel esprit, ne m'en ëtant jamais senti les talents. Vous Tojez que je ne tous dis rien sur la Tersification : je n'ai touIu m'attacher qu'au principal. D est bon, je l'aTOue, que les Ters soient corrects ; mais il est bien d'une autre conséquence que le sens le soit. Adieu : Toilà certainement une grande lettre pour un homme à qui on a tiré six palettes de sang dans un jour, et qui se purge demain, jour, k ce que je crois, du départ de ma nièce.

En un mot, le résulut de toutes mes critiques, et le seul aTÎs que j'aie à tous donner, c'est de ne tous point presser de le faire imprimer, et d'être encore une bonne année k y traTailler. C'est Totre bien, et tous en ferez tout ce que tous Tondrez. Songez donc combien de temps M. Despréaux a été sur son Équhoque^^ ouTrage bien court en comparaison du TÔtre.

14. La RêligUm, chant ti, tsts a6. H y a, dèf la pienûèra éditioa, daas Is testa imprimé :

Et pour on pen de mîel eondaouia-t-il à mort?

a5. Cette critique a mbs doute décidé Louis Racine à modifier légèremeat les T«r» 5i et 5a da chaot ti, qu'on lit ainsi dès la première édition :

Hélas ! dans ce temps même à tos coeors faTorable, Règne mj/remx de Yénos....

a6. La satire xn sur PÉquivoqme ne fat pobKée qn*ea 1711. On To<t dans naa lettre da Tantenr è Broatetia, datée da aOBoremlve 1705, qn*il Tanaît alors de la « composer de aoavean, » aoiTant son eapramion. Il y travaillait mm donte depnis longtemps, at ont encore six années poor la retoncber.

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