‹ Œuvres de J. RacineChapitre 186 sur 222 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

Page 19, ligne 3 de la note i, « celui de Tédition de iSj% ■, lisez .* « à celui de l'édition de 1573. » — Ajoutons qu^au lien de citer cette édition, il eut mieux Talu peut-être citer celle de iS58, in-fol., que nous arons appris depuis (yojei ci-après, p. 439) avoir appartenu à Racine. Du reste, la comparaison de ce dernier texte arec celui que Racine a cité dans sa Préface de Jtfithridate eût donné les mêmes différences que nous avons signalées dans nos notes des pages 19 et 20, à la seule exception de la note 6 de la page 19, qui serait à retrancher.

Page 4^89 ligne i de la note i, « et à la note a », tisez .- « età la note 3. »

Page 5 16, vers 834-840 d^Esther, ajoutez en note : c Ces rers ont une assez grande ressemblance avec les conseils que le cardinal de Granvelle donnait à Claude Belin-Chasnej, un de ses partisans, sur la conduite à tenir pour réussir à la cour. (Voyez au tome H, p. 94i des Mémoires pour servir à t histoire du cardinal de Granpefft, par dom Prosper Lévesque, a volumes in-ia, 1753.) Il lui écrivait qu' « il ne faut pas ressentir toutes choses. Les injures et les « pilules, on les doit avaler sans mâcher, pour ne pas sentir l'amer. >

Page 564t note i. Nous avons fait remarquer combien était singulière la première phrase de la lettre sur jéthalie attribuée à Mme de Maintenon par la Beaumelle, et nous avons dit que la lettre avait bien pu être altérée par cet éditeur. Depuis l'impression de notre tome m, un article de M. Geffroy, dans la Remte des Deux- Mondes du i5 janvier 1869, n'a plus laissé de doutes sur l'altérattofi que nous regardions comme vraisemblable. M. Geffroj y donne (p. 38i et 38a) le vrai texte de la lettre conservée dans les archives

de Mouchy. Nous rétablissons, diaprés cette lettre authentique, le texte des passages qui correspondent à ceux que nous avons cites à cette même page 664. La phrase : t Voilà donc A thalle encore tombée », est une addition de la Beaumelle.

«c Samedi au soir, — Madame la duchesse de Bourgogne ma dit qn^elle ne voyoit point qa*jéthaiie réussît, que c'est une pièce fort froide , et plusieurs autres choses qui m'ont fait pénétrer, par la connoissance que j'ai de cette cour-là, que son personnage lui déplaît. Elle veut jouer Josabeth, qu'elle ne jouera pas comme la comtesse d'Âyen. Mais après avoir reconnu ses honnêteté la-dessus, je lui ai dit que ce n'étoit point à elle à se contraindre dans une chose qui ne se fait que pour son plaisir : elle est ravie et trouve Athaîie une fort belle pièce. Il faut la jouer, puisque nous j sommes engagés; mais en vérité il n'est pas agréable de s'ingérer de rien, non pas même pour eux... Il faut donc que la comtesse d'Âyen fasse Salomith ; car sans compter l'honnêteté qu'on doit à Mme de Chailly, qu'on a fait venir exprès pour jouer Atfaalie, je ne puis me résoudre à voir la comtesse d'Ayen jouer la furieuse.... »

Page 576, ligne avant-dernière. A ce que nous avons dit de VJthalie expurgée par Lemontey, nous pouvons ajouter que dès Tan X, la police avait pris ombrage des allusions politiques auxquelles prête la tragédie à^Atlialie, Voici une lettre de Foaché, dont l'original nous a été communiqué :

LIBSETli. éGALiri.

Le ministre de la police générale de la République ^ au préfet de la Somme.

On m'assure, citoyen préfet, qu'au théâtre d'Amiens on a joué, il n'y a pas longtemps, la pièce d^Atkalie, ornée de tout son spectacle; que cette tragédie devait être représentée une seconde fois, mais qu'ayant été défendue, cette circonstance a produit un tumulte que la présence de la force armée a pu seule faire cesser.

Si ces faits sont exacts, je vous prie de me mander en vertu de quels ordres cette pièce a été jouée ; elle était de nature à ne pas tee représentée sans que mes ordres eussent été pris à cet égard. J'attends votre réponse, et vous charge d'interdire la représentation non-seulement d'Athalie, mais de toutes les pièces qui pourraient donner lieu à quelque application injurieuse pour les amis de la République.

Je vous salue.

FOUCHE.

J. RicorB. vn a 8

Page 598, note 3, « le discours sur V Histoire universelle », lisex , c le Discours sur P histoire universelle. »

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