Jacques II
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Hdlande que le prinee d'Orange voit lûen q«e c^est tout de bon qu'on va foire une descente, et qu'il parott étonné. Il a envoyé en Angleterre le comte de Portland*, son &vori, acontremandé trois régiments prêts à s'embarquer pour la Hollande, et on dit qu'il pourroit bien repasser lui-mén^ en Angleterre *• Monsieur de Bavière ^^ est fort inqmet de la maladie du prince Qément ^ ^ , son frère, qui est, dit-on, à l'extrémité. Il le sera bien davantage dans quatre jours, lorsqu'il verra entrer dans les Pays-Bas plus de cent trente mille hommes. Le Roi est dans la meilleure santé du monde. Il a eu nouvelle aujourd'hui que M. le comte d'Estrées avoit l»1!klé ou coulé à fond quatorze vaisseaux marchands anglois sur les c6tes d'Espagne, et deux vaisseaux de guerre cpai les escortoient. Cela le console avec raison de la perte de deux vaisseaux de l'escadre du même comte d'Estrées, qui ont péri par la tempête**. Voilà d'heureux
8. William Bentink, premier comte de Pordand, né en Hollande en 1648, mort en 1709. U contribua beaucoup à placer Guillaume m sur le trône d'Angleterre, et fut employé par lai dans j^utiettn négociations importantes.
9. « Le soir, en anÎTant au Gâteau, le Roi a eu nouTeUes que le prince d'Orange, soupçonnant qu'il y aroit des partis en Angleterre contre lui, a envoyé le comte de Portland, avec ordre d'empêcher de passer trois régiments qui deroîent s'embarquer pour venir en Flandre. Il fait préparer des vaisseaux plats pour embarquer dix mille hommes, avec lesquels il dit qu'il passera en Angleterre dès qu^il apprendra que le roi d'Angleterre sera embarqué. » (Journal Je Dangeau^ jeudi i5, ou Cateau-Cambresis.)
fo. Maximilien-Emmanuel, âecteur de Bavière, frère de la Dauphine, morte en 1690.
II. Joseph-Glément, né le 5 décembre 1671, mort le la novembre 1733. 11 avait été élu archevêque de Cologne le 10 juillet 1688. Quoiqu'il eût réuni sur sa tête cinq évêcbés, il n'était pas dans les ordres sacrés, qu'il ne reçut qu'à la fin de 1706. Fénelon lui donna la consécration épiscopale le i«r mai 1707, et prêcha à cette occasion un sermon qui nous a été conservé dans ses OEupres,
II. « Le Roi a eu des nouvelles du comte d'Estrées avant de par-
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oommenoements : fl faut espérer qne Dieu eoMmera ^ de se déclarer pour nous. Faites part de ces nouYcUes à M. Despré[aiix, à*'] qui je n'ai pas le temps d'écrire aujoiird'tfui] et au c[her] M. Willard. Tai rencontré aujourd'hui M. Dodart^^ pour la première fois. Il dit qu'il a été et qu'il est encore mal logé ; mais il se porte à merreilles. M. du Tartre ** se trémousse à son ordinaire, et a une grande épée à son côté, avec un nœud magni- 6qiie ; il a tout à fait l'air d'un capitaine. Adieu, mon cher cœur : embrasse tes eniants pour moi. ExluMrte ton fils à bien étudier et à servir Dieu. Je suis parti fort content de lui ; j'espère que je le serai encore plus 'à mon retour. ÉCTis-moi souvent, ou lui. Adieu, encOTO on coup**.
Suscription : A Madame Madame Racine, rue des
dr de Sdnt-Qaenttn. U est frai qu'il y a eu deux de ses vaisseaiix qni ont pM sur la oAte d'Espagne ; mais le reste de la flotte est en bon tet; et il a tronvë dans sa route, depuis la tempête qu'il a essnjée, deux Taisseaux de guerre anglois qui oonvo/oient seize Tais* seanx marchands; il les a attaqués; les deux Taisseaux de guerre ont éthoaé sur la eôte, ont sauTé leurs équipages et se sont bràlés ensuite ; neuf Taisseaux marchands ont fait de même. Nous aTons pris les antres, et après aToîr pris ce qui ëtoit dedans, nous les aTons brûlés aussi. » {Journal de Dangeau^ jeudi iS, au Caieau-^am» hrasiiS)
i3. Ce qui, à cette ligne et à la suiTante, est entre crochets a été enleré par le cachet.