‹ Œuvres de J. RacineChapitre 23 sur 222 · Vojtft au tome VI, p. 549, la note f de la lettre · texte numérisé non relu

Vojtft au tome VI, p. 549, la note f de la lettre

i5. Voyex ci-dessus, p. a3, la note 11 de la lettre 89.

16. En tête de l'autographe, on lit cette note manuscrite : «A sa lêmme. De toutes les lettres qu'il lui a écrites, c'est la seule qui se soit conserrée. Apparemment il ne Touloit pas qu'elle gard&t ses lettres, parce qu'il n'aToit rien de caché pour elle. 1 Cependant une antre lettre de Racine à sa femme aurait échappé à la destruction, à Ton regardait comme authentique celle que M. Aimé-Mardn a publiée dans son édition de 1844, tome VI, p. 4t5, d'après un autographe appartenant à M. Feuillet de Couches. Nous nous boi^

3m LETTRES.

Ta^T Maçons, prodie k Soibomie, à Paris. (Cachet rouge, aa cjrgnc.)

namu à cîtar ici en note ce Inllet ânes court, qne nous regardons oomme apocryphe :

« la Qaenoy, le i6 ma».

« Je Toni toÎTis hier de Catean-Gunbretb ; nom tommes arrir^ à nos quartiers, et comme je tous le mandois, nous partons demain pour le camp derant Mons. Les dames qu'on laiise ici ont témoigné le detir de suivre le Roi au camp, ce qui a beaucoup r^ joui Sa Majettë. On Tient d'amener au Roi dienx manières de paysans, qui étoient tortu de Mons arec des lettres de l'ennemi. Ces lettres portent que la rille peut tenir plusieurs mois contre les forces du Roi ; mais cela est peu vraisemblable, et la campagne ne sera prâit longue.

« ÉcriTes à Totre frère touchant irotre fermier.

« Adieu, mon cher cceur : embrasse tes enfimts pour moi, et donne-moi sourent des nourelles de notre fils. Qu'il travaiDe, et se mette en état de Tivre en honnête homme. Adieu : à demain. »

La date du i6 mars ne peut être exacte. Le Roi ne partit pour le 8i%e de Mons qne le 17 mars 1691, et n'arriva au Quesnoj que le mardi 10 mars. Mais une erreur de date peut toujours être admise, qu'elle se trouve sur l'autographe même ou qu'elle soit du ûdt de celui qui l'a transcrite pour l'impression. Une conjecture qui se présente tout d'abord, à la lecture de la première li^e: «Je vous écrivis hier de Cateau-Cambresb, s c'est que la lettre a été écriteen 169a, nn jour après la précédente, et que la date doit être lue : /Ss 16 tmmi; mais cela ne se peut, puisque Racine parie du tiége de Mons, et non de celui de Namur. H faut donc revenir à l'année 1691. Alors, comment ce passage : c Les dames qu'on laisse ici ont témoigné le désir de suivre le Roi au camp, etc., » serait-il justifié? Les dames ne suivirent pas le Roi dans la campagne de Mons. Celui qui a fiJnîqué la lettre avait probablement sous les yeux cet endroit de Dangeau : c Fmértdi 16 [mai 169s], au Qnesmoy, A sa dlnée, il {le Bm) dit aux dames qu'il les feroit venir i[ Mons, et qne même il leur feroit voir son armée, s De là, sans doute, la confusion qu'il aura faite entre le si%e de Mons et le siège de Namur. La phrase : « Écrives à votre frère touchant votre fermier; > les mots : t Adieu, mon cher ccsur ; s et les recommandations au sujet du fils, n'ont pas demandé de grands frais d'invention. Tout cela est à peu près copié dans la lettre authentique écrite du Cateau. c Donnemoi souvent des nouveUes de notre fils • est asseï étrange, c Écris-

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