‹ Œuvres de J. RacineChapitre 30 sur 222 · Nous cooienrom roitliogrspbe de roriginal · texte numérisé non relu

Nous cooienrom roitliogrspbe de roriginal

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44 LETTRfes:

1699 rAcheyer, qu*apparemmeiit la ville sera prise en deux jours. Il y a déjà une grande br^he au bastion, et même un officier vient, dit-on, d y monter avec deux ou trois soldats, et s* en est revenu parce qu'il n^étoit point suivi, et qu*il n'y avoit encore aucun ordre pour cela. Vous jugez bien que ce bastion ne tiendra guère ; après quoi il n'y a plus que la vieille enceinte de la ville, où les assiégés ne nous attendront pas. Mais vraisemblablement la garnison laissera faire la capitulation aux bourgeois, et se retirera dans le château, qui ne fait pas plus de peur à M. de Vauban que la ville. M. le prince d'Orange n'a point encore marché *, et pourra bien marché trop tard. Nous attendons avec impatience des nouvelles de la mer*. Je ne suis point surpris de tout ce que vous me mandez du gouverneur qui a fait déserter votre assemblée à son pupille^. Tai ri de bon cœur de l'embarras où vous êtes sur le rang où vous devez placer M. de Richesource*. Ce que vous dites des e^riu

5. A la date de cette lettre (3 juin), Dangean écrÎTait dans son Journal : « M. le prince d*Orange a marché aujourd'hui ; il est Tenu camper à Tabbaje du Parc. »

6. Voyez ci-dessus, p. 'ag, la note 6 de la lettre 94. On n'eut que le lendemain (4 juin) les premières nouvelles du combat malheureux livre par la flotte de Tourriile le 19 mai 169a, et de nos vaisseaux brûles à la Hogue.

7. Le duc de Chartres ëtait fort assidu aux assembla de TAcad^ie. Le marquis d'Arcy, son gouverneur, qui voulait lui donner une ^ncation toute militaire, ne lui permit plus d'assister à cet assemblées. {Note de V édition de 1807.)

8. Jean de Sourdier de Richesource donnait des leçons publiques sur l'éloquence, dans une chambre qu'il occupait place Dauphine. U a publié ses leçons sous le titre de Conférences oratoires^ et a fait un ouvrage critique intitulé le Camouflet des auteurs. Ce Richesource avait été le maître d'éloquence de Fléchier. {Note de téditiom de 1807.) — Boileau, dans la vm* de ses Réflexions cri^ tiques, nomme Richesource, en même temps que la Serre, « pour le galimatias et pour la bassesse. »

médîoGres est ion vrai, et m*a frappé, il y a longtemps, dans TOtre Poétique^. M. 'de Givoye vous fait mille baîsemaÎDs, et M. Rose'^ aussi, qui m*a confié les grands dégoûts qa*il avoit de TAcadémie, jusqu'à méditer même d'j faire retrancher les jetons, s'il n'étoit, dit-il, retenu par la charité. Croyez-vous que les jetons durent beaucoup s^il ne tient qu'à la charité de M. Rose qu^ils ne soient retranchés? Adieu, Monsieur. Je vous conseille d'écrire un nK>t à Monsieur le contrôleur général luimême ", pour le prier de vous faire mettre sur l'état de distribution, et cela sera fait aussitôt. Vous êtes pourtant en fort bonnes mains, puisque M. de Bie** a promis de vous fisdre payer. C'est le plus honnête homme qui se soit jamais mêlé de finances. Mes compliments à M. de la Oiapelle.

Au camp devant Namur, le io« juin [*i69a].

Vous pouvez juger, par toutes les inquiétudes que m*a causées votre maladie, combien j'ai de joie de votre gnérison. Vous avez beaucoup de grâces à rendre à Dîeu, de ce qu'il a permis qu'à ne vous soit arrivé au-

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