‹ Œuvres de J. RacineChapitre 42 sur 222 · Les lettres de Cicëron à Atticas · texte numérisé non relu

Les lettres de Cicëron à Atticas

î. Elle est au lirre XXII de Tite-Live, cliapitres rr-yi.

4. Gennain Gamier dit ici en note, dan« Tëdition de 1807, qa'il n'cxîscait alors d/autre tradnetion française d'Hérodote qne celle de Pierre daRjer (Paris, i645, in-folio, réimprimée plusieurs fois en a oa 3 Tolomes in-ia). Cette traduction est yraisemblablement celle que Racine reeommandait k son fils. Il en existait cependant nne antre, qui est de Pierre Saliat (Paris, i656, in-folio).

le^s

^^ 109. DB RACDfB A H. EnnkBE.

A Paris, le 8* novembre [1692]*

Nous ayons bien pensé ne toqs pas envoyer notre enfimt^ le lait de sa nourrice s'étant arrêté presque aussitôt ajnrès son arrivée, et ayant été même obligés d'en envoyer quérir une autre. Mais enfin, à force de caresses et de bonne nourriture, son lait est assez revenu, et noos n'avons pas voulu désespérer une pauvre femme à qui vous aviez donné votre parole. Tespère que notre générosité ne nous tournera pœnt à mal, et qu'elle en aura de la reoonnoissance. Nous avons envoyé en cairosse Fenfant et la nourrice jusqu'au Bourget, pour leur épargner le pavé dans un coche. Je crois. Monsieur, que je n'ai pas bescnn de vous le recommander. Voici pourtant quelques prières que ma femme me dit de vous faire. Elle vous supplie de bien examiner la nourrice à son arrivée, et si son lait n'est pas suffisant, de lui retirer sur-le-diamp notre enfant, et de le donner à cette autre d<mt vous aviez parlé. L'enfant est de grande vie et tette beaucoup. D'ailleurs elle n'est pas fort habile à le remuer. Nous vous prions d'envoyer diez elle, surtout durant les premiers quinze jours, une sage-femme, ou quelque autre qui soit instruite, de peur qu'il n'arrive quelque inconvénient. Nous vous prions aussi d'ordonner qu'on ne le laisse point crier, parce qu'étant un gar^ çon, les efforts sont à craindre comme vous savez. Ayez la bonté [de voir] si son berceau est bien tourné. Les soldats font peur aussi à ma femme , et j'ai recommandé à la nourrice, si il y en passoit chez elle qui fussent insolents, de se réfugier aussitôt chez vous.

Lsirai 109 (reme tnr rantographe , oontorë â SoiMom). -» I. Lonis Raciiie, ne le a noronhre 169s.

Enfin, Monnenr, somrenez-yoas qne c^est en rotre senle ^ oonâdération et à celle de ma sœur que noos envoyons cet enfouit à k campagne. Sans cela, nous Taurions retenu à Paris avec bien de la joie, quoi qu'il en eût eoùté, et ma femme même a bien versé des larmes ce matin en le voyant partir. J*ai payé six firancs au coche pour la nourrice et pour Tenfant. Si le cocher a eu bien soin d*enx et si la nourrice en est contente, je vous prie de lui fedre donner quinze sous. Tai donné à la nourrice trois écus neufs, et je lui ai dit de se bien nourrir sur le chemin et de vous tenir compte du reste. Je vous prie aussi de donner un écu à la nourrice de Nanette, qui lui a envoyé des biscuits.

Pespère que vous voudrez bien prendre la peine d'avancer pour nous les mois qu'il faudra à la nourrice. Voilà, Monsieur, bien des peines que je vous donne. Je vous envoie deux livres, dont il y a un pour vous, et l'autre pour dom prieur de Bourgfontaine, à qui je yaoB prie de vouloir faire mes compliments. Je doute qu'ayant un second fils nous puissions songer à une terre. Nous ne sommes pas à beaucoup jnrès assez riches pour fedre tant d'avantages à notre ahié. Vous savez le droit des ahiés sur les fiefii.

Je vis avant-hier M. Lhuillier', qui m'assura que vous

9. Dms une lettre préoëdente de Racine k Mlle RiTière, en date dn 10 mai 1687 (royez an tome VI, p. 543), et dans trois antres lettres, adressa par hii soit à son bean-frère, soit â sa scsur, et que Ton tronrera plus loin , il est fiiit anssi mention de M. Lhnillier. Une lecture attentire des diffërents passages où il est nomm^ donnerait k croire qu*il jouissait d*nn grand crédit dans la ferme rojale du sel, qne peut-être même il était un des fermiers des gabelles. Noos ignorons d'ailleurs s'il était de cette ancienne et riche fiuBÎlle parisienne des LmUiier ou Vkmllur^ qui eut successirement plasieurs de ses membres rerêtus d'importantes charges parlementaires et urbaines, et à laquelle appartenait le poète Chapelle, ami

f4 LETTRES.

^^ deviez •être entièrement en repos, et que vous ne seriez pcHnt révoqué. Je suis pressé de finir cette lettre. Je salue ma sceur et ma nièce, et s«ds, Monsienr, entièrement à Tons.

Ma femme tous conJŒ*e de hii mander des nouvelles de son enfiint dès qu'il sera arrivé, et de ne la flatter sur rien, mais de lui mander toujours la vérité.

Si cet enfant n'étoit pas bien et que vous ne fussiez pas*....

X693 IIO. DE RAGINB A BOILBAUS

Au Quesnoy*, le 3o* mai [1693].

Lb Roi fait demain ses dévotions *. Je pariai hier de Monsieur le Doyen ^ au P. de la Chaize; il ine dit qu'il

de Racine et de Boileau^ — Racine ëcrit tantôt JJuiUlier^ tantôt Vhuillier.

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