III. — DE RAGIIfE A BOILEAU
Au QuesQoy, le 3o* mai^ [1693].
Vous verrez par la lettre que j'écris à M. Fabbé Dongois les obligations que vous avez à Sa Majesté. Monsieur le Doyen est chanoine de la Sainte-Chapelle, et est mieux encore que je n'avois demandé. Mme de Maintenon m'a chargé de vous bien faire ses baisemains. Elle mérite bien que vous lui fassiez* quelque remerciement,
Quesnojr .* m Le Roi, depuis quelques jours, a été un peu incommodé d'une fluxion au col ; » et à la date du pendretR ag : « Sa fluxion est presque entièrement passée. » La leçon du premier autographe est donc plus conforme à la yérité des hits que celle du second.
24* Après ces mots, le second autographe ajoute : « Je sois entièrement à TOUS. Racths. »
Lkithb III (revue sur l'autographe, consenré à la Bihliothèque impériale). — i. Quelques éditeurs ont daté cette lettre du 3i, pensant qu'elle n'avait pu être écrite le même jour que la précédente, dont la date est certaine. Leur rectification a beaucoup de vraisemblance ; mais ils auraient dâ avertir que la date du 3o« est celle de l'original, et qu'elle y est écrite de la manière la plus lisible. » En tête de l'autographe, l'annotateur dont nous avons déjà parlé (voyez p. a4, note i de la lettre 90) a écrit: « 1691. D'après la lettre suivante , on seroit tenté de croire qu'il s'étoit trompé sur la date du mois, et que ceUe-ci est de mars, m La lettre suivante (l'ordre dans les manuscrits de Racine a depuis été changé) était sans doute alors celle que nous venons de donner avant celleci. Quoi qu'il en soit, cette note n'a aucune valeur. Le mois de mars est impossible ; et l'annotateur a daté de 1691 cette lettre, qui est de 1693. H a commis de semblables erreurs pour plusieurs autres lettres.
a. Il y a dans l'autographe : « et que vous lui fassiez. » Racine avait commencé à écrire : « et que vous la remerciiez. » U voulait
oo da moins que vous fassiez d*elle ime mention hono- "TsôT nbie qoi la distingue de tout son sexe, comme en effet elle en est distinguée de toutes manières'.
Je sois content au dernier point de M. de Chamlay, et Q fimt absolument que vous lui écriviez, aussi bien qu'au P. de la Gbaize, qui a très-bien servi Monsieur le Doyen.
Tout le nM>nde m*a chargé ici de vous faire ses compliments, entre autres M. de Cavoye et M. de Sérignan ^. M. le prince de G>nty même m*a témoigné prendre beaucoup de part à votre joie.
Nous partons mardi matin pour aller camper sous Hons. Le Roi se mettra à la tête de Tarmée de M. de Boufflers. M. de Luxembourg, avec la sienne, nous eôtoyera de fort près. Le Roi envoie les dames à Maubeuge*. Ainsi nous voilà à la veille des grandes nouvelles. Je vous donne le bonsoir, et suis entièrement à vous.
tmft doot» ajouter : « et que tous fassiez d'eUe une mention, etc. » Eo changeant le toor de la phrase, il a oobllë d'effacer et,
3. C'est à quoi Boilean ne manqua pas. Voyez les rers 5i5 et smranu de la êoilf x, à laquelle il traraillait alors. {Noie de tédiièm de 1S07.)
4. n fat trèt4ongtemps aidennajor des gardes du corps, puîsgouvemeur de Ham. Il mourut en 17a i , agë de quatre-yingt-quatorze ans. Vo/ex les Mémoires de Saint-Simon, tome XVIII, p. iSp. — Gei> main Gamier, dans une note sur ce même Sërignan, à la fin de la lettre de Racine à son fib, du 3 juin 1695, dit qu'il était petit- fils par sa mère de Henri-Robert de la Marck, baron de S^ignan, capitûne des eent-suisses de la garde du Roi.
5. « Le Roi a déclaré qu'il partiroit mardi et joîndroit son arsée, qui camperoit ce jour-là par delà Mons. Les princesses et les dames root à Maubeuge. » (Journal de Dangeau, dimanche, 3i [mai 1693].) — A ce TOjrage, les dames qui partirent avec le Roi furent Madame de Chartres, Madame la Duchesse, les princesses de Contî, Madame du Maine et Mme deMaintenon, avec plusieurs dames de la
Vojrcz le Jowmtd de Dangeau, en date du lundi iS [mai 1693].
So LETTRES.
^^ j Songez à nos ordonnances. Prenez aussi la peine de reoonunander à M. Dongois le petit Mercier, valet de chambre de Mme de Maintenon. Il Toudroit avoir pour commissaire, pour la conclusion de son affaire, ou M. Tabbé Brunet, ou M. Tabbé Petit*. Si cela se peut (idre dans les règles, et sans blesser la conscience, il faudroit tâcher de lui fieûre avoir ce qu*il demande.
Suscription : A Monsieur Monsieur Despréaux, à Paris. (Cachet rouge, au cygne.)