‹ Œuvres de J. RacineChapitre 49 sur 222 · YojeL ci-deMQf, p. 45, lanote la de la lettre · texte numérisé non relu

YojeL ci-deMQf, p. 45, lanote la de la lettre

6. Jacques Botlcao^ fon frère: royex ci-deMot, p". 74, la note 4 delà lettre iio.

J. Raoob. yu 6

' surer que je n'oublierai jamais la sensible obl^tion que je vous ai.

Vous m'avez fort surpris en me mandant Tempressèment qu'ont deux des plus grands princes de la terre pour voir des ouvrages que je n'ai pas achevés ^. En vérité, mon cher Monsieur, je tremble qu'ils ne se soient trop aisément laissé prévenir en ma feveur; car, pour vous dire sincèrement ce qui se passe en moi au sujet de ces derniers ouvrages, il y a des moments où je crois n'avoir rien fait de mieux ; mais fl y en a aussi beaucoup où je n'en suis point du tout content, et où je fais résolution de ne les jamais laisser imprimer. Oh ! qu'heureux est M. C***', qui, même souvent bafoué sur les siens, demeure parfaitement persuadé de l'excellence de son esprit ! n a tantôt apporté à l'Académie une médaille de très-mauvais goût, et avant que de la laisser lire, il a commencé par faire son éloge. Il s'est mis en colère sur ce qu'on y trouveroit à redire, déclarant pourtant que, quelques critiques qu'on y pût faire, il sauroit bien ce qu'il devoit penser là-dessus, et qu'il n'en resteroit pas moins convaincu qu'elle étoit parfaitement bonne. 0 a en effet tenu parole, et tout le monde l'ayant généralement désapprouvée, il a querellé tout le monde, il a rougi et s'est emporté ; mais U s'est en allé satisfidt de luimême. Je n'ai point l'esprit fait de cette sorte, et si des gens un peu sensés s'opîniàtroient de dessein formé à blâmer la meilleure chose que j'aie écrite, je leur résisterois d'abord avec assez de chaleur; mais je sens bien que peu de temps après je conclnrois contre moi, et que je me dégoûterois de mon ouvrage. Ne vous étonnez donc point si je ne vous envoie point enoore

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