L'oithognphe du manosorit est lytge
11. Boileau ayait d*abord mis : c antres chéris, » puis il a écrit aa-detms la variante : « bois fréquente. »
LBTTABS. 91
Et des souroes inôonnues A i'aateur dn Saint-Paulin*^.
le TOUS demande pardon de la peine qne vous aurez pe8t-ètre à déehiffirer tout ceci, qne je vous ai écrit sur im papier qui boit^'. Je vons le récrirois bien; mais il est près de midi, et j*ai peur qne la poste ne parte : ce fera pour mie autre fois. Je tous embrasse de tout mon
Dbsprraux.
II 5. — Dl BOILBAU A BAGIlfB^
Paris, samedi 6 juin [1693].
Js Y0118 écrivis hier*, Monsieur, avec toute la chaleur qulnspire une méchante nouvelle, le refus que fait Fabbé de Paris de se démettre de sa chanoinie. Ainsi TOUS jugerez bien, par ma lettre, que ce ne sont pas, à rhenre qu'il est, des remerciements que je médite, puisqDe je sois même honteux de ceux que j*ai déjà faits. A TOUS dire le vrai, le contre-temps est fâcheux; et quand je songe aux chagrins qu'il m'a déjà causés, je Toudrois presque n'avoir jamais pensé à ce bénéfice pour mon firère : je n'aurois pas la douleur de voir que TOUS vous soyez peut-être donné tant de peine si inutileoient. Ne croyez pas toutefois, quoi qu'il puisse arri-
is. PoCme héroïque de Charles Perrault.
i3. (Tett ce que confirme la me de Fantographe. Du reste, la lettre est très-lisôile.
I^RBX ii5. — I. L^antographe de cette lettre n'est phu aujonrdliai à la BiUiothèqoe impériale; elle se trouve pourtant dans le Mtcuàl de Louis Racine. Nous suivons le texte de Berriat-Saint- Prîz, qui cite le manuscrit comme ayant pu le consulter.
s. Cette lettre de la veille est peidue.
j^ j ver, que cela diminne en moi le sentiineiit des obligations qne je vous ai. Je sens bien qu'il n*y a qa*ime étoile bizarre et inforUmée qoi pût empêcher le snocès d'une affidre si bien conduite, et où tous aviez également signalé votre prudence et votre amitié.
Je vous ai mandé, par ma dernière lettre, ce que M. de Pontchartrain avoit répondu i M. Fabbé Renaudot touchant nos ordonnances. G>mme il a fiut la distinction entre les raisons que vous aviez de le presser et celles que j'avois d'attendre, je m'en vais ce matin chez Mme Racine, et je lui conseiUerai de porter votre ordonnance i M. de Bie, à part. Je ne doute point qu'elle ne touche au plus t6t son argent. Pour moi, j'attendrai sans peine la commodité de M. de Pontchartrain : je n'ai rien qui me presse, et je vois bien que cela viendra. Toubliai hier i vous mander que M. de Pontchartrain, en même temps qu'il parla de nos ordonnances i M. l'abbé Renaudot, le chargea de me féliciter de la chanoinie que Sa Majesté avoit donnée i mon frère.
Je ne doute point. Monsieur, que vous ne soyez à la veille de quelque grand et heureux événement; et si je ne me trompe, le Roi va faire la plus triomphante campagne qu'il ait jamais fiûte. Il fera grand plaisir à M. de la Qiappelle, qui, si nous l'en voulions croire, nous engageroit déjà i imaginer une médaille sur la prise de l^uxelles, dont je suis persuadé qu'il a déjà fait le tjfe en lui-même. Vous m'avez fort réjoui de me mander la part qu'a Mme de Maintenon dans notre affidre. Je ne manquerai pas de me donner l'honneur de lui écrire; mais il faut auparavant que notre embarras soit éclairci, et que je sadie s'il faut parier sur le ton gai ou sur le ton triste.
Voici la quatrième lettre que vous devez avoir reçue
LKTTAI& 9^
de moî depuis six jours. TVoavez bon que je vous prie TsgT eaeofe ici de ne rien montrer à personne dn fragment mfarme que je toos ai envoyé, et qni est tout plein des négligenoes d*an ouvrage qni n'est pas encore digéré. Le mot de pair j est répété partont jusqu'au dégoût. Ia stanoe. Grands défenseurs de F Espagne^ etc.y rebat ceDe qui dit : ^pprochez^ troupes altièreSy etc. Celle sur k plume blanche du Roi est un peu encore en maillot, et je ne sais si je la laisserai avec Mars et sa sœur Ut F'ictoire. Tai déjà retouché i tout cela ; mais je ne veux point Tachever que je n'aie reçu vos remarques, qn sûrement m'éclaireront encore Tesprit : après quoi je vous envcMerai l'ouvrage complet. Mandez-moi si vous crojex que je doive parier de M. de Luxembourg. Voos n'ignorez pas combien notre m~* est chatouilleux sur les gens qu'on associe i ses louanges; cependuit j'ai suivi mon inclinatk>n. Adieu, mon cher Mon- ' : croyez qu'heureux ou malheureux, gratifié ou i gratifié, payé ou mm psyé, je serai toujours tout a
DsspsiAUx.
3. Cette ÊbréwMaa do skH amOrê est dans le aiMiMoritt dit ■miat-Seint-Prix.
Il6. DB RAGUnS A BOILBAU.
A Gemblours, le 9* juin [1693]*.
J'avois oommenoé une grande lettre, où je prétendois vous dire mon sentiment sor quelques endrmts des stances que tous m'avez envoyées. Mais comme j'aurai le plaisir de vous revoir lûentôt, puisque nous nous en retournons à Paris , j'aime mieux attendre i vous dire de vive voix tout ce que j'avois à vous mander. Je voos dirai seulement, en un mot, que les stances m'ont paru très-belles et très-dignes de celles qui les précèdent, é quelque peu de répétitions près, dont vous vous êtes aperçu vous-même.
Le Roi &it un grand détachement de ses armées, et l'envoie en Allemagne avec Monseigneur. Il a jugé qu'il Bsdloit profiter de ce c6té-là d'un commencement de campagne qui parott si favorable, d'autant plus que le prince d'Orange, s'opiniàtrant à demeurer ici sous de grosses places et derrière des canaux et des rivières, la guerre auroit pu devenir ici fort lente, et peut-être moins utile que ce qu'on peut fiure au delà du Rhin*.
Lêxtêm 116 (renie sur Tantograplie, oonienrë à la Bibliothèque impâîale). — i. « Mardi 9 [juin 1693], ou eamp Je G4mbloux. Le Roi a dédarë à Tordre qu'il s'en retoumoità Versailles et qu'il en- ▼ojoit Monseigneur en Allemagne, où il croit qu'il est de la dernière conséquence d'avoir une grosse armée. » (Journal de Dangeau,) — Saint-Simon, dans une note sur ce passage de Dangeau, parle ainsi de ce départ subit du Roi : « La suiprise fut extrême et générale, ainsi que le dépit de M. de Luxembourg. Le prince d'Orange ne le put croire assez longtemps, parce qu'il se Tojoit perdu sans ressource dans son camp de Parc.... Ce fut la dernière des campagnes du Roi. » L'explication que Racine donne un peu plus bas de la résolution prise par Louis XTV est celle qu'on roulait répandre dans le public.
3. Dangeau dit de même dans son Journal^ à la date du lundi 8 juin 1693 : « Le Roi préfère les conquêtes en ce pays-là (en Allemagne) k celles qu'il auroit pu faire id. »
Noos alkms demaîn concher i Namnr'. M. de Laxemhomg demeure en ce pays-ci avec une année capable, non-seulement de faire tête aux ennemis, mais même de leur donner beaucoup d'embarras. Adieu, mon cher Monsieur : je me ùûb un grand plaisir de vous embrasser bientM.
M. deChamlajaparlé depuis moi au P. de la Qiaize, ^ fad a dit les mêmes choses qu'il m'avoit dites, que tout ira bien, et qu'il n'y a qu'à le laisser faire. M. de Chtmlay n*a point encore reçu de vos nouvelles ; mais il compte sur votre amitié. Tous les gens de mes amis qm oonnoissent le P. de la Chaize et la maniàre dont t'est passée l'affiiire de Monsieur le Doyen m'assurent tous que nous devons avoir l'esprit en repos ^.
SuscHption : A Monsieur Monsieur Despréaux, cloître Notre-Dame, à Paris. (Un reste de cachet rouge.)
3. Le Roi anÎTa à Namnr le 10 juin, à neuf heures da matin. Voja le Jcurmal de Dœtgeau^ à cette date du mercredi 10 juin 1693.
4> Le P. de la Chaite lera, en effet, toutes les* difiGcultés dans l'afibire dn canonicat de la Sainte-Chapelle. Boileau publiait partout qu'il loi était entièrement redevable de cette graoe. (Note de rédiiiem de 1807.)
9$ LITTEKS.
,5 3 117. — DE BOILBAU ▲ BAGinU
A Paris, i3*jiim' 1693.
Jb ne sois reyenn que ce matin d'Auteoil, où j'ai été passer, dorant quatre joors, la mauvaise hwneiir que m'avoit donnée le bizarre contre -temps qoi noua est arrivé dans Taffiiire de la chanoinie. Tai reçu, en arrî- ▼ant à Paris, votre dernière lettre, qui m*a fort consolé, aussi bien que celle que vous avez écrite i M. Tabbé Dongoîs. Tai été fort surpris d'apprendre que M. de Cbamlay n'avoit point encore reçu le compliment que je lui ai envoyé sur-le-champ, et qui a été porté à la poste en même temps que la lettre que j'ai écrite an R. P. de la Chaize. Je lui en écris un nouveau, afin qu'il ne me soupçonne pas de paresse dans une occasion où il m'a si bien marqué et sa bonté pour moi, et sa diligence à obliger mon frère; mais de peur d'une nouvelle méprise, je vous envoie ce compliment, empaqueté dans ma lettre, afin que vous le lui rendiez en main propre.
Je ne saurois vous exprimer la jme que j'ai du retour du Roi. La nouvelle bonté que Sa Majesté m'a témoignée, en accordant i mon fi*ère le bénéfice que nous demandions, a enccnre augmenté le zèle et la passion très-sincère que j'ai pour Elle. Je suis ravi de v<nr que sa sacrée personne ne sera point en danger cette cam-
Lrtib 117 (renie fiir lautograplie, conserrë k la Bibliothèqae impâiale). » i. U y a au chiflre de la date du mois une forcharge qui ne permet pas de distinguer si Boileau a écrit i3* on i5«. Mab la date du t3, que donne Berriat-Saint-Prix, doit être la bonne. Un passage de la lettre nous apprend qu'elle a M écrite un jour d'assemblée de TAcadëmie des médailles. Cette année, le i3 juin était un samedi, le 1 5 un lundi. Les assemblées avaient lieu le mardi et le samedi.
LETTBES. 97
pagne; et, gloire pour gloire, il me semble que les hn- X69S lien 90Dt aussi bons à cueillir sur le Rhin et snr le Dumbe qne sur TEscant et sur la Meuse. Je ne tous parie point du plaisir que j'aurai à vous embrasser plus tôt qne je ne croyois, car cela s'en va sans dire. Vous avez bien fait de ne me point envoyer par écrit vos remarques sur mes stances, et d'attendre à m'en entretenir que vous soyez de retour, puisque, pour en bien juger, fl faut que je vous aie communiqué auparavant les différentes manières dont je les puis tourner, et les retranchements ou les augmentations que j'y puis bire.
Je TOUS prie de bien témoigner au R. P. de la Chaize Textrême reconnoissance que j'ai de toutes ses bontés. Nous devons encore aller lundi prochain, M. Dongois et moi, prendre Mme Racine, pour la mener avec nous chez M. de Bie, qui ne doit être revenu de la campagne qne ce jour-là. Tai fSdt ma sollicitation pour vous i M. l'abbé Bignon ; il m'a dit que c'étoit une chose un pen difficfle, à l'heure qu'il est, d'être payé au trésor royal. Je lui ai représenté que vous étiez actuellement (lans le service, et qu'ainsi vous étiez au même droit qne les soldats et les autres officiers du Roi. Il m'a aroué que je disois vrai, et s'est chargé d'en parler trèt-fcntement à M. de Pontchartrain. D me doit rendre réponse aujourd'hui à notre assemblée. Adieu le type de M. de la Chappelle sur Bruxelles. Il étoit pourtant unaginé fort heureusement et fort à propos; mais, i mon sens, les médailles prophétiques dépendent un peu du hasard, et ne sont pas toujours sûres de réussir. Noos voilà revenus à Heidelberg*. Je propose pour mot
s. Cett-à-dire : « Noos voilà ramènes à noos occuper de la mé~ daiUe fur Heidelberg. » Heidelberg avait été pris le ai mai 1698, J. lUciam. TU 7
jg j Heidelherga deleia^^ et nous verrons ce soir si on Tacceptera, ou les deux vers latins que propose M. Charpentier, et qu*il trouve d'un goût merveilleux pour la médaille. Les voici : Servare potui^ perdere si possim rogas^? Or comment cela vient à Heidelberg, c'est à vous à le deviner; car ni moi, ni même, je crois, M. Charpentier, n'en savons rien.
Je ne vous parle presque point, comme vous voyez, de notre chagrin sur la chanoinie, parce que vos lettres m'ont rassuré, et que d'ailleurs il n'y a point de chagrin qui tienne contre le bonheur que vous me faites espérer de vous voir bientôt ici de retour. Adieu, mon cher Monsieur : aimez-moi toujours, et croyez qu'il n'y a personne qui vous honore et vous révère plus que moi.
II 8. DE BOILEAD A RAGllf E S
A Paris, jeudi au soir [i8 juin 1693].
Je ne saurois, mon cher Monsieur, vous exprimer ma surprise, et quoique j*eusse les plus grandes espé-
et pretqoe entièrement brûl^. Noos croyons que la médaille deriit rappeler cette récente et seconde destraction, plutôt que la première, qui avait eu lieu en mars 1689.
3. m Heidelberg détruit. » Nous ignorons quelle fut la décision de PAéadémie au sujet de cette médaille, qui n*est point dans le beau volume publié en 170a sous le titre de Médmiies deiprmeipau* éfé^ nemêMis du règne de Louis ie Grand,
4. « J'ai bien pu la conserver, tu me demandes si je peux la détruire? » Ce vers (Boileau, par erreur, en annonce deux) est cité par Qnintilien, livre Vm, chapitre v (6), comme tiré de la Médée d'Ovide. Boileau a écrit n pouim^ au Ûeu de an possim^ qui est le véritable texte. Le solécisme était-il du fait de Charpentier?
LsmB 118. — I. Revue sur l'autographe, conservé à la bibliothèque du Louvre.
luices du numde, je ne laissois pas encore de me dé- TôôT fier de la fortune de Monsieur le Doyen. C*est vous qui ïïftz tout fait, puisque c'est à vous que nous devons llieureiue protection de Mme de Maintenon'. Tout mon embarras maintenant est de savoir comment je m'acquitterai de tant d'obligations que je vous ai. Je vous écris ceci de cbez M. Dongois le greffier, qui est sincèrement transporté de joie, aussi bien que toute notre fionille ; et de l'humeur dont je vous connois, je suis sàr que vous seriez ravi vous-même de voir combien d'un seul coup vous avez fait d'heureux. Adieu , mon cher Monsieur : croyez qu'il n'y a personne qui vous aime plus sincèrement, ni par plus de raisons que moi. Témoignez bien à M. de Cavoys' la joie que j'ai de sa joie, et à Mgr de Luxembourg mes profonds respects. Je vous donne le bonsoir, et suis, autant que je le dois, tout à vous.
DeSPR£AUX.
Je viens d'envoyer chez Mme Racine.
3. An liea de Mtônimony Boileau arait d*«hord ëcrit, par më* |uide, Im Chàué^ qa'il a ensuite biffe.
3. Ca[Toie avait eu une audience particulière de Louis XIV, dans li^ndle ce prince lui avait rendu toutes ses bontés, et lui avait praoîs le collier de l'ordre, promesse qui ne fut cependant point réalisée. {NoU dé tédUion de 1807.) — Saint-Simon, tome I, p. 3i3 et 3i4, parle de quelque chose de semblable , mais k la date de Xtaaét 1696. n parait que le Roi promit plus d'une fois le cordon Uoi i GaiToiey qui, depuis l'annëe 1688, se dése^érait de n'être point ccMDprif dans les promotions de Tordre.
loo LETTRES.
TôT? ' '9* ^^ RACHÏB A BOILEAU.
A Versailles y le 9* joiUet [1693].
Jb vais aujourd'hui à Marly^, où le Roi demeurera près d*un mois; mais je ferai de temps en temps quelques vo3rages à Paris, et je choisirai les jours de la petite Académie '. Cependant je suis bien fâché que vous ne m'ayez pas donné votre ode : j'aurois peut-être trouvé quelque occasion de la lire au Roi. Je vous conseille même de me Tenvoyer : il n'y a pas plus de deux lieues d'Auteuil à Marly. Votre laquais n'aura qu'à me demander et à me chercher dans l'appartement de M. Félix. Je vous prie de renvoyer mon fils i sa mère : j'appréhende que votre trop grande bonté ne vous coûte un peu trop d'incommodité. Je suis entièrement à vous.
Suseription : A Monsieur Monsieur Despréaux, à Auteuil.