‹ Œuvres de J. RacineChapitre 53 sur 222 · d'autoihe abnauld a raciue · texte numérisé non relu

d'autoihe abnauld a raciue

Ce i5. juillet [i6]93.

Tai douté, Monsieur, si je vous devois remercier de

Lranx 119 (rerae sur Tautographe, consenr^ à U Bibliothèque impériale). — i. Le Roi alla le 9 juillet 1698 à Marly. D ne rerint à Versailles que le 1 1 aoât. Vojez le Journal tU Dangtau^ du 9 juillet et du it aoât 1698.

1. Boileau Tenait aussi à Paris ces jours-là, qui étaient le mardi et le samedi : Tojez ci-dessus, p. 96, la note x de la lettre 117.

Lsrram lao (revue sur l'autographe, conserré à la Bibliothèque impériale). — i. Louis Racine a donné dans ses Mémoires (Tojez notre tome I, p. a84) une partie de cette lettre, qu'il a mêlée à celle

LETTRES. loi

ee que tous ayez fisdt de si bonne grâce pour obtenir le ^^ j paase-pc»t que je tous avois demandé ; car me flattant d^mie part cpi*il n*y a guère de personne que vous aimiez phis que moi, et sachant de Fautre combien ce TOUS est on plaisir d'obliger vos amis, je me suis presque imaginé que c'est peut-être à vous à me remercier de ce qae je vous avois fait avoir cette occasion de me donner nne preuve de votre inclination bienfiusante. Le petH firère* est charmé de la bonté que vous lui avez témoignée. D m'a rendu compte de l'entretien que vous avez en ensemble sur mon sujet. Dieu me (ait la grâce d'être sur tout cela sans inquiétude, et si j'ai quelque peine, c^est d'être privé de la consolation de voir mes amis, et on tête-à-tête avec vous et avec votre compagn<m' me feroit^ bien du plaisir; mais je n'achèterois pas ce plaisir pour la moindre lâcheté : vous savez bien ce qoe cela veut dire. Ainsi je demeure en paix, et j'attends en patience que Dieu fasse connottre à Sa Majesté qu'A n*a point dans tout son royaume de sujet plus fidèle, plus passionné pour sa véritable gloire, et, si je l'ose dire, qui l'aime d'un amour plus pur et plus dégagé de tout intérêt. Je pourrois ajouter que je suis naturellement si sincère que, si je ne sentois dans mon oceor la vérité de ce que je dis, rien au monde ne serait capable de me le faire dire. C'est pourquoi aussi je ne poorrois me résoudre de faire un pas pour avoir la liberté de revoir mes amis, à moins que ce ne fût à

eu 7 srril i685. Elle a été publiée pour la première fois en son eoûer clans l'édition de 1807. On en troare dans les manuscrits de Trojes, liasse a337, une copie qui est exacte, à deux légères inad- Tcrtanees près.

1. François Gnelphe. Yoyes ci^essus, p. 41, la note 5 de la lettre 98.

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