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encore dans ums nos ayantages. Noos avons gagné [un] TeôT tarain considérable sur Tennemi ; nous lui avons pris de grandes et bonnes places; nous Tavons toujours battu; nous vivons tous les ans à ses dépens; nous sommes en bien meilleur état qu'au commencement de la guerre; et an boni de tout cela nous fiiisons une paix qui déshonore le Roi et toute la nation. Je n'ai point de termes pour expliquer une si extraordinaire conduite; et quand j*en aurois, je me donnerois bien garde de les txfoëer à une telle lettre : brûlez-la, s'il vous plaît.
l56. DE RAaRE ▲ BOILEAU*.
A Fontainebleau, le 8* octobre [1697].
Je vous demande pardon si j'ai été si longtemps sans vous fiadre réponse ; mais j'ai voulu avant toutes choses prendre un temps favorable pour reconunander M. Manchon ' à M. de Barbesieux *. Je l'ai fait, et il m'a fort assoré qu'il feroit son possible pour me témoigner la considération qu'il avoit pour vous et pour moi. Il m'a paru que le nom de M. Manchon lui étoit assez inconnu ; et je me suis souvenu alors qu'il avoit un autre nom *, dont je ne me souvenois point du tout. Tai eu
LacraB i56 (reroe sur Pautographe, eontenrë à la Bibliothèque impériale). — - i. De même que la lettre 67, cdle-ci a été réêerrée poor être expoaée en montre à la Bibliothèqae.
a. Jérôme Blanohon, neren de Boileau. Voyez an tome VI, p. 568, la note 17 de la lettre 67. H était dam le oommiatariat dea guciiet depuis l'année 169a.
3. Secrétaire d*Éut au département de la gaenre. H a^ait suooédé en 169Z à Louvois, son père.
4. Nons ignorons qnel était cet antre nom. Il ne se tronye pat dans les pièces que Bemat-Saint-Prix a réunies sons le titre de Piè€ês jmiiifUatîfs,
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j^ recours à M. de la Chapelle *, qui m^a fait un mémoire que je présenterai à M. de Barbesieux dès que je le verrai. Je lui ai dit que M. Tabbé de Louvois * voudroit bien joindre ses prières aux nôtres, et je crois qu'il n^y aura point de mal qu'il lui en écrive un mot. Je suis bien aise que vous ayez donné votre épitre '' à Monsieur de Meaux, et que Monsieur de Paris soit disposé à vous donner une approbation authentique. Vous serez surpris quand je vous dirai que je n'ai point encore rencontré Monsievu* de Meaux, quoiqu'il soit ici; mais je ne vais guère aux heures où il va chez le Roi , c'est-à-dire au lever et au coucher. D'ailleurs la pluie presque continuelle empêche qu'on ne se promène dans les cours ou dans les jardins, qui sont les endroits où l'on a de coutume de se rencontrer. Je sais seulement qu'il a présenté au Roi l'ordonnance de Monsieur l'archevêque de Reims' contre les jésuites. Elle m'a paru très-forte, et il y explique très-nettement la doctrine de Molina avant que de la condamner. Voilà, ce me semble, un rude coup p^i6* les
5. Henri de Bessë la Chapelle, conseiller an parlement de Metz, •ecrëtaire de Pontchartrain. H ^tait fib de Henri de fiessë la Chapelle dont nous avons parle au tome VI, p. Syi, note ii de la lettre 69.
6. Camille le Tellier de LouTois, abbë de Vauluisant et de Bourgueuil en Vallée, et garde de la bibliothèque du Roi. D était frère de Barbezieux, et quatrième fils du chancelier le Tellier. Né le II avril 167$, il mourut en novembre 171 8.