‹ Œuvres de J. RacineChapitre 91 sur 222 · H s^agit de Vépùre xii, sur VJmour de Dieu · texte numérisé non relu

H s^agit de Vépùre xii, sur VJmour de Dieu

8. Charles-Maurice le Tellier. Cette ordonnance est du 1 5 juillet 1697. {Hotê de f édition de 1807.) Dangeau ne fait mention de la circonstance rapportée ici par Racine que sous la date du 1 1 octobre : « Monsieur Tarchevéque de Reims a fait imprimer un mandement pour son diocèse, où Ton prétend qu^il n*a pas ménagé les jésuites. Monsieur de Meaux a apporté ce livre-là ici, et Ta donné au Roi de la part de l'archevêque de Reims, m La lettre de Racine prouve que la nouvelle aurait pu être insérée quelques jours plus tôt dans le JounuU de Dangeau.

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jêsiDtes; et il y a bien des gens qui commencent à croire ,g que leur crédit est fort baissé , puisqu'on les attaque si onrertement. Au lieu que c'étoit à eux qu'on donnoit autrefois les privilèges pour écrire tout ce qu'ils vouliHent, ils sont maintenant réduits à ne se défendre que par de petits libelles anonymes, pendant que les censures des éréques pleuvent de tous côtés sur eux. Votre épitre ne contribuera pas à les consoler; et il me semble que vous n'avez rien perdu pour attendre, et qn'eUe parottra fort à propos. On a eu nouvelle aujourd'hui que M. le prince de 0>nty étoit arrivé en Pologne*; mais on n'en sait pas davantage, n'y ayant point encore de courrier qui soit venu de sa part. M. l'abbé Renaadot vous en dira plus que je ne saurois vous en écrire. Je n'ai pas fort avancé le mémoire '^ dont vous me pariez. Je crains même d'être entré dans des détails qui

9. François-Louis de Bourbon, prince de Conti, aTait été le 97 juin prêchent proclame roi de Pologne par le primat du royaume. Dangean dit dans son Journal^ sous la date du lundi 7 [octobre 1697], à Fcmtainebleau : « On sut que M. le prince de Conti ëtoit le a5 [septembre] à la vue de Dantzick ; » et 8ous la date du mercredi 9 [octobre], à Fontainebleau : « On eut des lettres de M. le prince de Conti du 18 [septembre] ; il étoit encore à la rade de Dantzick. » On apprit au mois de novembre que le prince de Conti s'aTalt pn réussir à débarquer, et avait dâ renoncer à régner sur la Pologne. S était de retour à Paris le jeudi la décembre 1697.

10. Quelques éditeurs, entre autres celui de 1807, ont pensé que ce mémoire était celui que Racine écrivit pour les religieuses de Port-Rojal des Champs, et que nous avons donné au tome IV, p. 61 5 et suivantes. D'autres ont objecté, et, ce nous semble, avec raison, que le différend entre les religieuses de Paris et celles des Champs avait été réglé au mois de mars 1697, et que par conséquent le mémoire de Racine avait été composé avant cette dernière date Ds cmt conjecturé qu'il s'agissait plutôt ici du mémoire que, selon Louis Racine, son père avait écrit sur les moyens de soulager la misère du peuple, et qui devint la cause de sa disgrâce. Rien ne le prouve ; il se peut bien que le mémoire dont Racine parie ait été m de eeax qu'il se chargeait si souvent d'écrire pour la maison de

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,^^^ rallongeront bien jhïB que je ne croyois.D'aillenTS ydos savez la dissipation de ce pays-ci. Pour m'achever, j^ai ma seconde fille à Melun, qui prendra Thahit dans huit jours'*. Tai £ut deux voyages pour essayer de la détourner de cette résolution, ou du moins pour obtenir d^elle qu'elle différât encore six mois ; mais je Fai trouvée^* inébramlable. Je souhaite qu'elle se trouve aussi heureuse dans ce nouvel état, qu'elle a eu d'empressement pour y entrer. Monsieur l'archevêque de Sens^* s'est offert de venir faire la cérémonie, et je n'ai pas osé refuser un tel honneur. Tai écrit à M. l'abbé Boileau^^pour le prier d'y prêcher, et il a eu l'honnêteté de vouloir bien partir exprès de Versailles en poste pour me donner cette satisfieiction. Vous jugez que tout cela cause assez d'embarras à un homme qui s'embarrasse aussi aisément que moi. Plaignez-moi un peu dans votre profond loisir d' Autenil, et excusez si je n'ai pas été plus exact à vous mander des nouvelles. La paix** en a fourni d'assez considérables, et qui nous donneront assez de matière pour nous entretenir quand j'aurai l'honneur de vous revoir. Ce

Port-Rojal des Champs. Ses lettres à la Mère Agnès de Sainte- Thède nous en donnent des exemples.

II. Anne Racine (Nanette) prit alors, apparemment le i5 octobre, Phabit de novice aux Ursulines de Melun {rayez ci^-dessns, p. 171 et p. 174, les lettres 148 et i49)- £^e y fit profession l'année suivante (6 novembre 1698)» à Page de seia^e ans et trois mois.

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