Dans Vépdre x (voyez les vers lao-iia
4. Les épures x, xi et xii venaient de paraître en un volume in-4**, sous ce titre : Èpttres nouvelles du sieur /)***, Paris, Thierry, 1698. Plus tard, dans le courant de cette même année 1698, Boileau déféra au vœu qu'exprime ici Racine, et fit imprimer ces trob mêmes épitres dans le format in-ia. Ce n'était pas précisém«it une édition à part de ces épitres; cVtait nn cahier annexé à l'édition d
mjées •, a été transportée de joie de ce que vous vous ^^ g soavenex encore d*elle. Je pars dans ce moment pour Versailles, d'où je ne reviendrai que samedi. Tai laissé à ma femme ma quittance pour recevoir ma pension dliomine de lettres ; je vous prie de l'avertir du jour qœ voas irez chez M. Gruyn* : elle vous ira prendre et vous mènera dans son carrosse.
Tai eu des nouvelles de mon fils par Monsieur FarcheiFéqne de Cambray, qui me mande qu'il Ta vu à Cambray jeudi dernier^, et qu'il a été fort content de l'entretien qu'il a [eu] avec lui. Je suis à vous de tout mon cœur.
l5g. — DE RACUCE A JEAir-BAPnSTB rachte*.
A Paris, le 16. janvier [iGgS].
VaAiBKMBLABLBMSifT VOUS avicz pris des mémoires de M. de Cely* pour faire une course aussi extraordinaire
1694, arec une pagination qui continuait celle de cette édition. Mais ce cahier put être distribué sëparëment aux amis de Boileau^ Vojcx, au tome I de Tëdition de Berria^-Saint-Prix (p. clti- CLTiii), les no* 80 et 84 de la Notice Inbtiographique des éditions de Boileaa; voyez également ci-après (p. 157, et note 4)9 la lettre de Bacine à son fils, en date du 7 juillet 1698.
5. A Port-Rojal , où Marie^therine Racine était alors retirée.
6. L*im des trésoriers des deniers royaux. Ils étaient alors au nombre de trob. Les deux autres étaient MM. de Turmenies et de Mootai^is. {Note de téMt'um de 1807.)
7. Jean-Baptiste Racine avait passé par cette ville en se rendant 4 la Haye près de M. de Bonrepaus. Voyez la lettre iSg, p. 194 et 196.
Lcrras 169 (revue sur Tautographe, conservé à la Bibliothèque impériale). — i. Sur un feuillet qui, dans les manuscrits de Racine, précède les lettres écrites par lui à son fils en 1698, on lit de la main de ce fils : « Lettres que mon père m*a écrites pendant que j*ai été en Hollande. — An 1698. >•
a. Ce M. de Cely n*est point, comme le dit ia Germain Gamier, J. BàcuiB. vu i3
jç g que celle que vous avez faite. Tavoîs été fort en peine les premiers jours de votre voyage, dans la peur où j'étois que, par trop d'envie d'aller vite, il ne vous ftkt arrivé quelque accident; mais quand j'appris, par votre lettre de Mons, que vous n'étiez parti qu'à neuf heures de Gmibray, et que vous tiriez vanité d'avoir &it une si grande journée, je vis bien qu'il fedloit se reposer sur vous de la conservation de votre personne. Surtout votre long séjour à Bruxelles et toutes les visites que vous y avez faites méritent que vous en donniez une relation au public. Je ne doute pas même que vous n'y ayez été à l'opéra avec la dépêche du Roi dans votre poche.
et comme Pont rëpëtë après loi les antres éditeurs, Nicolas-Auguste de Harlay, dont nous avons parl^ ci^dessus, p. i3i, à la note 5 de la lettre lag, mais son fils aln^, Lonis-Achille-Auguste de Harlay, comte de Cely, qui ëtait alors un jeune homme de dix-neuf ans. La Gtuetie du 18 septembre 1697 le dit expressément : « De Fontaine^ bUau^ U ^y septembre. Le comte de Cely, fils ain^ du sieur de Harlay, un des ambassadeurs plénipotentiaires de France, arrÎTé le 9 5 au soir, apporta au Roi la nouTclle que la paix aroit été signée, la nuit du ao au ai, avec l'Espagne, la Hollande et TAngleterre, et qu'on avoit accordé un délai jusqu'au i*' novembre pour l'Empereur et l'Empire. » On lit aussi dans le Journal de Dangeam, an as septembre 1697 : c On attend ici {à Foniamehieau) M. de Cely, fils de M. de Harlay, notre premier plénipotentiaire, qui est celui qui doit apporter la nouvelle de la signature; mais on ne croit pas qu'il &sse diligence, parce que c'est un jeune homme qui n'est pas accoutumé à courre la poste. » H ne fit pas diligence en effet, et, comme nous l'avons dit à la note 14 de la lettre i56 (cî-dessusi p. 186), il n'appona que le a6 septembre à Fontainebleau des nouvelles qui y étaient déjà parvenues de plusieurs autres côtés. On avait beaucoup plaisanté sur cette lenteur de Cely; et Racine, par l'aUusion qu'il y fait ici, reproche à son fils son peu de diligence, parce que, chargé par M. de Torcy de porter des dépêches à M. de Bonrepaus, ambassadeur de France à la Haye, il s'était arrêté plusieurs fois en route. — Le comte de Cely mourut à Paris le a7 décembre 1789. On peut voir le portrait peu flatteur que Saint-Simon a fait de lui dans ses Mémoires ^ tome XVni, p. i33.
Vous rejetez la fiiitte de tout but M. Bombarde*, comme "TeTt a, en arrivant à Bruxelles, vous n aviez pas dû courir d*abord chez lui, et ne vous point coucher que vous n'eussiez fait vos affaires, pour être en état de partir le lendemain de bon matin. Je ne sais pas ce que dira làdessus M. de Bonrepaux*; mais je sais Inen que vous avez bon besoin de réparer par une conduite sage à la Haje la conduite peu sensée que vous avez eue dans votre voyage. Pour moi, je vous avoue que j'appréhende de retourner à la cour, et surtout de paroître devant M. de Torcj, à qui vous jugez bien que je n'oserai pas demander d'ordonnance pour votre voyage, n étant pas juste que le Roi paye la curiosité que vous avez eue de voir les chanoinesses de Mons et la cour de Bruxelles. Vous ne me dites pas un mot de M. Robert, chanoine à Mons, pour qui vous aviez une lettre, et qui vous auroit donné le moyen de voir à Bruxelles un homme * pour qui vous savez que j'ai un très-grand respect. Vous ne me parlez point non plus de nos deux plénipotentiaires, pour qui vous aviez une dépêche. Cependant je ne comprends pas par quel enchantement
3. Banquier de Bnixdles. Son fils a été trésorier de Fëlectear de Bayière. {Ifote Je Tédition de 1807.)
4. Sur Bonrepaus, Tojez ci-dessus, p. 5i, la note 1 5 de la lettre ICI. Il Tenait de passer de l'ambassade de Danemark à celle de Hollande, et ^tait arriTë à la Haye le i*' janrier 1698.
5. Le P. Quesnel, qui au mois de fëTrier i685 s*ëtait retint dans les Pays-Bas espagnols, pour ne pas signer le Formulaire, et était Tenu à Bruxelles rejoindre le grand Amauld, auprès de qui il était resté jusqu'en 1694, date de la mort de Tillustre docteur. Quesnel, né le 14 juillet i634, mourut à Amsterdam le 3 décembre 1719. Son amitié pour Racine est assez attestée par les deux lettres que nous donnons plus loin parmi les Lettres de divers à divers. Ces deux lettres se trouvent déjà dans notre tome I, p. 3ii-3i3, I^uis Racine les ayant insérées dans ses Mémoires: mais il avait donné d*ane mani^ incomplète et inexacte le texte de l'une d'elles.
^^ g TOUS auriez po ne les pas rencontrer entre Mons et Bruxelles.
G>nime je vous dis franchement ma pensée sur le mal, je veux bien vous la dire aussi sur le bien. Monsieur Farcfaevéque de ûmd>ray paroît très-content de vous, et vous m'avez fait plaisir de m'écrire le détail des bons traitements que vous avez reçus de lui, dont il ne m'avoit pas mandé un mot, témoignant même du déplaisir de ne vous avoir pas assez bien fait les honneurs de son palais brûlé *• Cela m'a obligé de lui écrire une nouvelle lettre de remercîment. Vous trouverez dans les ballots de Monsieur TAmbassadeur un étui où il j a deux chapeaux pour v[ous], c'est à [savoir^] un castor fin et un demi-castor, et vous y trouverez aussi une paire de souliers des Frères*. Votre mère vous avertit qu^ayant examiné ce qu'elle doit à Henry, elle a trouvé qu'elle ne lui doit plus que vingt francs, sur quoi il faut en donner quatorze au cocher. Vous devez savoir que vous ne lui donnez que dix francs de gages par mois, et c'est à vous de ne lui rien avancer mal à propos. Mon oncle Racine * est mort depuis votre départ, et nous en porterons le deuil trois mois ; mais comme vous êtes si
6. C*ëu!t an mois de férrier de Tannëe précëdente (1697) que le palais de Gunbrai afiit été brûle. Fénelon ^tait alort encore â la cour, qu'il ne reçut l'ordre de quitter qu^au moisd'aoât MÛrant. Voyez V Histoire de Fénelon par le cardinal de BauMet, tome II, p. 38, note i.
7. La fin du mot fous et le mot sapoir ont disparu dans Tautographe, avec un coin déchira de la lettre.
8. Cette confrérie des Frères cordonniers ^tait établie à Paris, dans le quartier de la Cite. {Note de V édition de 1807.)
9. L'édition de 1807 le nomme Jean-François Racine ; mais c'est sans doute le même oncle, Claude Racine, dont nous ayons parle au trme VI, p. 435, note 5 de la lettre 19^ et p. 5oi, note 6 de la lettre 38. L'acte de décès de Claude Racine ni d'aucun antre oncle de notre poète ne se trouve dans les registres de la Ferté-Milon à
loin d*ki, cela ne fiût pas une Uh pour vous. J'envoye- "TêTT ni par M. Pieiret les papiers que vous savez pour Monsieiir rAmbassadenr, et mes tragédies pour Monsîeiir son neveu**. Au nom de Dieu, Eûtes un peu plus de réflexion sur votre conduite, et défiez-vous sur toutes eboses d'une certaine fentaisie qui vous porte toujours à satisfaire votre propre volonté au hasard de tout ce qui en peut arriver. Vos sœurs vous font bien des compliments, et surtout Nanette. Mandez-nous de vos nouvelles le plus souvent que vous pourrez.
Suseription : A Monsieur Monsieur Racine, gentilhomme ordinaire du Roi, chez Monsieur TAmbassadeur de France, à la Haye. (Cachet rouge, au cygne.)
r^Mqœ indiquée par cette lettre. Cet onde est ëridemment mort aOleort.
10. Jean-Louis Dnsson, marqais de Bonac, dont il sera parl^ dans les lettres saluantes. Il ëtait fils de Salomon Dnsson, frère aln^ de fionrepans. Il arait été mousquetaire, puis capiuine de dragons en 1695. D suirit son oncle dans son ambassade de Danemark, en 1697; il fut également près de lui dans celle de Hollande, en 1698 et 1699. Liouis XIV lui confia plus tard des mis* sîons dans diTcrses cours d'Allemagne, puis le nomma euTojé extraordinaire en Espagne. En 171 6 il fut nommé ambassadeur à Gmstantinople, en 1737 ambassadeur en Suisse. 11 mourut à Paris le i*r septembre 1738, à Page de soixante^ix ans. 11 arait donc ▼ingt-cinq ans lorsque Racine écriTait cette lettre.