I>B BAGHTE A IBAIf-BAPTISTB RACUnB
A PariSi 3i. janTier [1698] •
YoniB mère et toute la famille a eu une grande joie d'apprendre que vous étiez arrivé en bonne santé. Je n*ai point encore été à la cour depuis que vous êtes parti, mais j*espère y aUer demain. Je crains toajonrs de parottre devant M. de Torcy, de peur qu'il ne me fasse des plaisanteries sur la lenteur de votre course ; mais il faut me résoudre à les essuyer, et lui faire espérer qu'une autre fois vous ferez plus de diligence si Ton veut bien vous confier à l'avenir quelque chose dont on soit pressé d'avoir des nouvelles. Je vois que M. de Bonrepaux a pris tout cela avec sa bonté ordinaire, et qu'il tâche même de vous excuser. Du reste, vos lettres nous font beaucoup de plaisir, et je serai bien aise d*en recevoir souvent. Je vous écrirai plus au long à mon retour de Marly, me trouvant aujourd'hui accablé d'affiures au sujet de l'aident qu'il faut que je donne pour ma taxe '. Faites mille compliments pour moi à M. de Bonac'. Tai donné à M. Pierret mes œuvres pour les lui porter.
Lbttbx 160. — I. ReTue sur l'autographe, conaenrë à la Bibliothèque impâ*iale.
a. Au mois de dëcemhre 1697, l^^oi avait décide qu'on supprimerait cinquante de ses secrétaires, à chacun desquels il rembourserait cinquante mille livres ; et que les trois cents autres, qui seraient conservés, auraient à verser dans les coffres du Roi chacun la somme de vingt mille livres, dont une partie serait empruntée par leur communauté, et le reste serait payé par chacun d'eux en particulier : moyennant quoi le Roi accordait à chacun d'eux deux cents livres tant en droits qu'en augmentation de gages. C'est au sujet de cette taxe que Racine écrivit le Mémoire dont il parle an commencement de sa lettre à Mme de Maintenon, datée du 4 niars 1698 (voyez ci-après, p. ai5 et a 16).