‹ Œuvres de Jean Lemaire de Belges, publiéesChapitre 12 sur 44 · XXXII NOTICE SUR LA VIE ET LES (KUVKES · texte numérisé non relu

XXXII NOTICE SUR LA VIE ET LES (KUVKES

bles en sa biographie comme en sa bibliographie. (4) Le notaire impérial n'est que trop souvent primesautier ou rêveur comme Mathurin Régnier :

« Comme un poëte qui prend des vers -à la pipée. »

(3) Brunet, Manuel du libraire, supplément I, 828: « Rien de plus confus et de plus difficile à établir. » Plaçons ici un document que nous tenons de l'obligeance d'Alexandre Pinchart :

Compte de la recette générale des finances de l'armée 1.506 aux archives départementales du Nord ù. Lille, fol. 330 verso.

« A Jehan le IMayre, la somme de VI libvres XVII solz VI deniers sur et en tant moins de la somme de XIII libvres XV solz pour semblable somme que le Roy lui avoit ordonné au jour de ses nopces et avancement de son mariaige, laquelle somme a esté comptée par les escrocs de la despense ordinaire de lostel d'ieelluy Roy durant le temps que feu Jehan Naturel estoit maistre de la chambre aux deniers etc. » L'autre partie du payement figure à l'an 1307 ffol. no. recto). Il s'agit d'une gratification accordée le 24 octobre 1503, car on dit : « comme par extraict authentique de la Chambre des Comptes de Lille, en date du 24 octobre 1503, poet apparoir.

C'est au château de Clèves, devant Maximilien que I.emaire fut nommé successeur éventuel de Molinet. (Chronique Annale, p. .'i22).

En 1506, tandis que Marguerite pose à Bourg-en-Bresse la première pierre de l'église votive si fameuse dans l'histoire des arts, son nouveau secrétaire est à Venise, sans doute pour quelque message impérial. Dans cette ville qu'il devait trois ans plus tard attaquer si violemment par ordre du roi de France, il recueille une prophétie : « Es festes de Pentecouste moy estant à Venise on me dit que labbé Joachin Calabrois, lequel avoit esprit de prophecie et iieurissoit environ l'an mille cent cinquante, leur avoit préfiguré leur décadence. »

En juillet il est à Rome « par curiosité cherchant livres et inscriptions » profitant fiévreusement de son séjour, s'enquèrant auprès de tous, savants, poètes, humanistes, diplomates, chevaliers de Rhodes, etc. On dirait qu'il fait comme Froissart autrefois, moisson de renseignements pour ses maîtres. Dans l'exaltation que lui communique l'effervescence ambiante il fait « vœu solennel sur le grand autel de S' Pierre pour le bien publicque de toute la chrestienté » d'achever son grand poème en prose. Une seconde fois, c'était en 1508, il fut à Rome, nous ignorons pour quels motifs et à la suite de quel haut fonctionnaire. Ce que ses écrits subséquents nous autorisent à dire, c'est que ses voyages d'Italie achevèrent de le conquérir à la Renaissance. A-t-il rencontré Erasme accompagnant alors les jeunes fils du médecin de Henri VIII ? C'est assez probable. ni

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