‹ Œuvres de Jean Lemaire de Belges, publiéesChapitre 13 sur 44 · XXXIV NOTICE SUR LA VIE ET LES ŒUVRES · texte numérisé non relu

XXXIV NOTICE SUR LA VIE ET LES ŒUVRES

Plus que ja,mai.s, il est difficile de le suivro à cette époque. C'est une ubiquité qui tient à la fois du subalterne toujours sur le qui-vive et du rêveur parfois incohérent. Il ne fut jamais d'ailleurs le rerum immersabiîis undis d'Horace, Entre les deux grands voyages, nous le retrouvons à Malines, installé comme indii-iaire ou notaire impérial, chanoine prébendaire de la Salle-le-Comte de Valenciennes. Le 11 septembre 1507 il prétait serment à Marguerite pour remplacer son oncle Molinet (mort le 25 août) comme bibliothécaire. Une lettre latine retrouvée à la Chambre des Comptes de Lille montre Lemaire à Bruxelles s'occupant avec sa fougue ordinaire d'antiquités romaines. Il écrit à Jean de Marnix. secrétaire de Madame, pour lui rappeler les pastiches bucoliques de Pétrarque et les discussions archéologiques qu'il se félicite d'avoir avec les Busleiden, si connus comme promoteurs de l'érudition nouvelle (1). Il connaît surtout Gilles, vicomte de Grimberghe, dont l'hôtel à Malines était un riche musée. C'est à ce sénateur du Grand Conseil que Thomas Morus dédiait alors son Voyage à Vile d'Utopu, qu'il avait conçu à Anvers.

A la même date, une lettre adressée au héraut Luxembourg recommande la propagation des Chansons de Namur qu'il vient de composer et que Henri Heckert achève d'imprimer à Anvers (octobre 1507). Les Chansons cê\ehveni la défaite infligée aux Français de Robert de la Marck, par les paysans ardennais. C'est « la destrousse de S' Hubert d'Ardenne. » Malgré la mention honorable accordée aux Spontin, aux Marbais, aux Rollé, aux Derloigne et aux Dave, la noblesse en voulait à

(l) Biographie nationale, III, 203.

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