‹ Œuvres de Jean RacineChapitre 10 sur 25 · PRÉFACE DES EDITEURS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES EDITEURS

sion cet illustre poëto sur les personnes qui n'avoîcnt pas une grande idée de ses talents en prose, n'égala pas les applaudissements (jue lui mérita, six ans aprè-s, le dis- Cours qu'il fit à la réception de Thomas Corneille et do M. Bergeretj qui vinrent s'asseoir à l'académie françoise (le a janyier i685} aux places de Pierre Corneille et de M. do Corderaoy, morts les i et 8 octobre i684-

C'éloif assurément au rivai du grand Corneille qu ap- |)ai"tenoit l'iionneur de faire son éloge funèbre. Racine se chargea d'autant plus volontiers de cette importante commission j que sa qualité de directeur lui donuoit le droit de la remplir sans contestation. On vit alors que la concurrence dans une carrière brillante n'exclut pas toujours i' admiration que l'on doit aux génies qui l'ont parcourue avec éclat, et que l'homme du monde qui devoit être le plus jaloux des lauriers immortels du grand Corneille éloit aus« celui qui savoit le mieux applaudir au suiTrage de la nation qui l'avoit couronné.

Racine ne pouvoit guère séparer l'éloge de Louis XIV de «elui' du grand Corneille , qui avoit tant servi à illusr Ifef son. règne. L'idée qu'il donna de la puissance de ce grand roi , de la supériorité de ses vues , de la rapidité de ses conquêtes, et de la grandeur do son ame, fut si grande, si noble et si relevée, quelle fat généralement applaudie. Oit fit à Louis XIV un si bel éloge de ce discours , qu'il témoigna quelque envie do l'enicndrc. Racine le récita devant luij et Ce prince en fut si satisfait, qu'il ne put expliquer son contentement qu en disant à l'auteur : «Je vous louerois davantage si vous ne m'aviez pas tant loué.» fragments historicjues , pag. 28S.

DISCOURS

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