‹ Œuvres de Jean RacineChapitre 9 sur 25 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

DES ÉDITEURS

C'est au remercîment que fitj en i64o, le célèbre Palm à sa réception â l'académie françoise, (ju'on fait remonter l'usage des discours que font ordinairement ceux qui sont admis dans cette illustre compagnie; et cet usage a tellement été consacré, qu'il n'y a jamais eu que M. Colbert et M. d'Argenson qui en aient été dispensés.

Le discours que prononça Racine, en 1678, â sa réception à l'académie françoise ne nous est point parvenu. Louis Racine prétend que son père le supprima. Ce qu'il y a de très sûr, c'est qu'il n'a point été inséré dans le recueil de l'académie, soit que réellement il ait été perdu, soit que Racine ne l'ait pas jugé digne d'y trouver place. « C'étoit, selon le même auteur j un remercîment fort simple et fort court; mais il le prononça d'une voix si basse, que M. Colbert, qui étoit venu pour l'ente ndre, n'en entendit rien, » Mémoires sur la vie de JeanRacinej pag. 100.

Ce sentiment de défiance, qui fera toujours honneur à la mémoire de ce célèbre tragique , n'empêcha pas , dans une autre circonstance , qu'on n'applaudît avec transport à la réponse que fit Racine , en qualité de directeur de l'académie françoise, au discours de 'M. l'abbé Colbert, qui fut reçu dans cette compagnie à la place de feu M. Esprit, le 3o octobre 1678.

Le triomphe cependant que remportai dans cette occa-

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