SCÈNE PREMIÈRE
FLORIMANT, CÉLIANE.
FLORIMANT.
OuELQUE effort si puissant que fasse mon devoir, Je ne puis , ma déesse , être froid et te voir : Il faut, quelque respect que ta rigueur m'oppose, Que mon ame aux enfers ou sur ton sein repose. Qui pourroit s'abstenir en des accès pareils? Quoi! veux-tu que je tremble auprès de. deux soleils ? Tu sais que j'ai semé trop de pas et de peines , Que je ne dois plus voir mes espérances vaines, Tu vois comme je brûle , et tu sais, mon souci. Que si ton cœur est juste il' faut qu'il brûle aussi : Donc soulageons un peu^otre commune flamme; Laisse dessus ta bouclie évanouir mon âme , Et ne t'oppose plus aux innocens plaisirs Que tes cbastes beautés doivent à mes désirs.
(11 Tembrassc. )
Délicieux transports ! ma princesse ! mon ange ! Ah! qu'ici mon amour heureusement se venge. Et que cette licence , après tes longs mépris ,