‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 233 sur 442 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes; FLORIMANï, PAMPHILE,

conduits par Julie., écoutant a la porte.

FLORIMANT.

Approchons-nous sans bruit.

Ils sont tous à la porte; Commençons.

NISE.

Oublîrois-je une amitié si forte"?

Et quoi qu'on attribue au céleste pouvoir, Me peut-il empêcher les moyens de tè voir? J'obligerai toujours tes fidèles promesses Des mêmes privautés et des mêmes caresses; Toujours nous nagerons en des mers de plaisirs, Toujours nos voluptés passeront nos désirs; Jamais nos passions ne seront refroidies ; Jamais de changemens, jamais de perfidies. Florimant ne pourra posséder que le corps ; Tu posséderas tout avecque moins d'efforts; Ta présence m'est douce , et la sienne ennuyeuse ; Le jour me sera cher et la nuit odieuse.

PAMPHiLE, a part.

Que de brutalité sous des traits innocens ! Dois-je de la croyance au rapport de mes sens ?

CÉLIANE, embrassant Nise.

C'étoit par un destin également propice Qu'un 'berger captivoit la déesse d'Erice,

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