SCÈNE IL
OR AN TE seule.
Enfin , importune contrainte , Laisse ouvrir ma bouche à la plainte;
C'est trop qu'avec le cœur je perde aussi la voix.
Pour découvrir au vrai quelle est ma maladie, Souffre que je la die ,
Et que je nomme Amour pour la première fois.
Quoi! passe-temps pleins d'innocence, Doux exercices de l'enfance.
Mes chères libertés , mes ébats , mes plaisirs , Innocens entretiens de ma jeune pensée,
Vous m'avez délaissée, Et vous m'abandonnez à de nouveax désirs î
Moi qui comme d'une chimère Parlois d'Amour et de sa mère ,
Je dois sacrifier à leijrs divinités!
Moi qui jusques ici ne les croyois capables