‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 277 sur 442 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

OR AN TE seule.

Enfin , importune contrainte , Laisse ouvrir ma bouche à la plainte;

C'est trop qu'avec le cœur je perde aussi la voix.

Pour découvrir au vrai quelle est ma maladie, Souffre que je la die ,

Et que je nomme Amour pour la première fois.

Quoi! passe-temps pleins d'innocence, Doux exercices de l'enfance.

Mes chères libertés , mes ébats , mes plaisirs , Innocens entretiens de ma jeune pensée,

Vous m'avez délaissée, Et vous m'abandonnez à de nouveax désirs î

Moi qui comme d'une chimère Parlois d'Amour et de sa mère ,

Je dois sacrifier à leijrs divinités!

Moi qui jusques ici ne les croyois capables

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