‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 288 sur 442 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ORANTE seule.

Le pauvre qui chez soi voit la table déserte , Lorsque de mets exquis ailleurs elle est couverte, Et qui ne peut goûter que des yeux seulement Les douceurs d'un festin dressé superbement , Celui-là te ressemble , Orante infortunée ; A toi qui sans goûter vois les fruits d'hyménée, A toi qui vois ta sœur au comble des plaisirs , Et qui n'oses passer les bornes des désirs.

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