‹ Œuvres de Jean Rotrou. [Editées par Viollet-Le Duc]Chapitre 74 sur 442 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ALIDOR éveillé.

Sommeil , heureux charmeur des ennuis que je ^ens ,

Pourquoi m'as-tu rendu 'la liberté des sen^?

Hélas! par ta faveur je parlois à ma dame;

A ses yeux inhumains j'ai découvert ma flamme ,

Et quoique sa rigueur étouffât mon espoir.

Je jouissois pourtant du bonheur de la voir.

J'ai , malgré ses efforts , sa belle main pressée ;

Cet agréable songe a flatté ma pensée :

De ce bien maintenant mes désirs sont privés.

Mais, 6 dieux! quelle main a ces vers achevés?

(H Ut.) « Ne finirez-vous point le cours de ma misère? » Dois-je chercher la mort? — Non , Alidor , espère. »

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