SCÈNE V
ALIDOR éveillé.
Sommeil , heureux charmeur des ennuis que je ^ens ,
Pourquoi m'as-tu rendu 'la liberté des sen^?
Hélas! par ta faveur je parlois à ma dame;
A ses yeux inhumains j'ai découvert ma flamme ,
Et quoique sa rigueur étouffât mon espoir.
Je jouissois pourtant du bonheur de la voir.
J'ai , malgré ses efforts , sa belle main pressée ;
Cet agréable songe a flatté ma pensée :
De ce bien maintenant mes désirs sont privés.
Mais, 6 dieux! quelle main a ces vers achevés?
(H Ut.) « Ne finirez-vous point le cours de ma misère? » Dois-je chercher la mort? — Non , Alidor , espère. »