Tome II
ii4 LA CÉLIMENE.
Pourrois-je désormais voir le ciel sans mépris
Si la main de ma dame avoit ces mots écrits ?
«Non, Alidor, espère. » O dieux! le dois-je croire?
Puis-je sans vanité me donner cette gloire?
Non, quelqu'un quipassoit, touché de mon tourment,
A ces vers achevés par divertissement.
Je ne me flatte point de ce bonheur insigne;
L'oser imaginer , c'est en paroître indigne.
J'espérerai pourtant , et croirai que le sort
Se sert de ce moyen pour divertir ma mort.
FIN DU DEUXIEME ACTE