CODIFICATION. — OPPOSITION QU ELLE ÉPKUUVE, SES CAUSES
nuflles , que les traités , les essais , les compilations qui ont été composés sur tlivers sujets légaux, ont liesoiii d’élre renotiTrlés île temps à autre pour ne pas iiiiluire en erreur ceux qui les consultent. Il y a des chefs sur tesi|uels un ancien traité, fort estimé dans son temps , serait d'aussi peu d'usa(*e aujoiird'hui qu'un vieux almanach. Il n'y a pas très-longtemps qu’un petit volume in-lâ comprenait tout ce qui concerne l’ofRee d’un Juge de paix : il faut m.iintonant recourir à cinq gros volumes in-8'' «lont l'ensemlde est de quatre mille quatre cents pgi^. C'est à ce point qu'est parvenu l’ouvrage de Burn dans le cours de vingt deux éditions, et dans un intervalle de soixante ans. Les nouveaux rapports se sont tellement multipliés , les nouveaux statuts ont été si nombreux, que chaque nouvelle é4lilion, comme ledit l’éditeur lui-mème, est en etfel un nouvel ouvrage.
Après avoir ainsi exposé son opinion sur la lui commune, on comprend que le grand Jurisconsulte anglais n’bésitc pas à se joindre à M. Btuilham dans le voeu <i'iine réforme qui ne peut s*oj»érer que par un code universel. Mais il en voit aussi les difficultés, il ne les place pas toutes, comme M. Bentham. dans rojiposilion intéressée des hommes de loi. Il observe que la tendance de leur éducation , les habitudes de leur profession, les manières de penser qu’ils contractent dans la pratique <lu barreau , ont nécessairement l’effet de les rendre ennemis de toute imioTatiori , même ceux qui sont le moins influencés par des motifs personnels : ù plus forte raison doivent-ils redouter une innovation capitale qui ne va pas moins qu’à renverser le système auquel ils ont consacre toute leur vie, et qui a été robjcl favori de leurs études.