‹ Œuvres de Jérémie Bentham, jurisconsulte anglais De l'organisation judiciaire et de la codificationChapitre 145 sur 329 · Celle reitricUoD ne doit être que temporaire. Pourquoi · texte numérisé non relu

Celle reitricUoD ne doit être que temporaire. Pourquoi

Une restriction est toujours un mal. En vain son application présente est utile. C'est un poison apporté comme remède. Plus est court le temps pendant lequel on s’en sert , mieux cela vaut. Cette restriction est-elle nécessaire , tant qu’un des membres de l’ancleo gouvernement existera, c'est-à-dire pendant une soixantaine d'années? Je ne le crois pas. Une torche allumée n’est dangereuse que tant que la matière combustible est auprès «l'elle. Un, deux , quelques partisans épris de l’ancien régime ne renverseront pas celui-ci. N’adraeUez donc la restriction que pour vingt , trente années tout au plus, époque où vos ennemis seront, par le seul cours de la nature et des choses , réduits à une profonde impuissance.

Je m’arrête, monsieur; le hasard, et je ne sais quel vent oblique, a pousse ma barque jusqu'à des rivages que je ne croyais pas devoir loucher. Je vous ai donné une légère idée , une faible esquisse d’une partie de code, tel que je le conçois, avec sou texte f son explication et ses motifs, l.à le plus grand bien-être du plus grand nombrè est constamment sous mes yeux. La il s’applique naturellement à divers cas. Là je pèse, je compare, je balance, de mon mieux , les divers intérêts des hommes en masse.

Mon essai esl d'une lamentable et d’une incomplète brièveté. Cela devait être. Dans un ouvrage entier, tout se tient , tout se lie ; on |>eut, on doit être concis. Le commencement cxpli«|ue la fin. Il y a une adhésion , une force d’ensemble qui en font un ouvrage complet. Ici , rien de tel , et cependant quelle différence , pour la clarté et la précision , entre celte imparfaite esquisse et l’ouvrage de ces messieurs !

Adieu , monsieur, je mets un terme à ces amères et tristes observations que vous avez bien voulu souffrir et que Tardent amour des hommes m'a arrachées. Sur vous, sur votre pays, les yeux de T£uro|te cultivée, les yeux de l'Amérique mieux cultivée {tev elle esl libre) , sont aujour«i’bui fixés. C’est la dernière pensée que croie devoir vous soumettre avec un respect sincère et une parfaite estime ,

Votre correspondant ,

JÉRËMIE Be^ituan.

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TROIS ESSAIS

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