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liers. Cependant l'autorité d'un homme aussi estimé ne prévalut pas : en vain se constitua-t-il l'écho d’une illustre chambre des îles Britanniques. Quelque estime que l’on ei'il pour .sa personne et ses talents, on ne voulut pas le croire sur parole lorsqu’il assura que la nouvelle as.sembléc souveraiuc, choisie par des nobles , composée de nobles et de prêtres , ou ardents pour leurs intérêts, ou tout au plus sinécurisles et indilférenls , servirait eflicacemenl les intérêts nationaux.
Personne n'avait encore parlé contre elle. Mille voix s'étaient élevées en sa faveur. L'essai suivant fut publié. L'opinion se décida aussitôt contre l'opinion proposée. Pour le lecteur anglais, cct essai ne peut être qu’un simple objet de spéculation. Les étreintes de ce grand corps, l’aristocratie, de ce boa constricteur à la tête couronnée, l'cmbrasscnl trop fortement pour qu'il échappe, pour qu'il veuille échapper. Mais il est d’autres pays où le monstre', soit faute de nourriture, soit par rcITct d’un climat trop rigoureux, languit et est près d'expirer. On voit ce dragon géant sur le penchant d’un roc élevé, à peine en étal de se soutenir, lever vers le ciel sa tête chargée d’un diadème <{ui chancelle. Les peuples , qu’il dévorait en espérance , ont grandi depuis quelque temps. 11 n'ose s'attaquer à eux. En vain de puissantes mains ont, comme on devait s'y attendre , étendu sur sa tête le sceptre en guise de protection : son salut est douteux encore. Gloire à l’homme, quel qu’il puisse être, qui se montrera assez hardi pour traiter cet inslriiroenl de despotisme et de désordre comme il a traité les nations!
PREMIER ESSAI