ÉOESSITÉ UE RÉPRIMER L'USURE
villud à comlialtrc, ma tâche acrait facile. Vous (]iii enchaînez les contrats, vous qui mettez des entraves à la liberté de Tbomme, c’est à vous, dirais-je, de faire connaître les raisons sur lesquelles vous vous fondez pour en agir ainsi. Une règle générale dont personne encore n’a été assez dépourvu de sens pour contester la justesse, c'est que les colitrats doivent être exécutés. Cette règle toutefois est susceptible d’exceptions : il est possible que les mesures dont il s'agit constituent une de celles qu’exigent le bien-être et la sûreté de toute société ; mais , dans ce cas comme dans tous ceux de la même nature, c’est à celui qui réclame l'exception à en démontrer la nécessité.
Telle serait , dis-je , la manière brève et facile de raisonner avec un individu ; mais ce mode d’argumentation ne saurait être employé avec le public , qui n’a point d'organe pour répondre, ni de procureur spécial qui puisse se présenter pour lui et défendre en son nom ce/te rMence et ce tiommage. Il faut donc qu'à tout hasard je lui cherdiK des arguments et que je force mon imagination à créer des fantômes que je puisse combattre ensuite.
Les seules raisons qu'il me soit possible d'imaginer en faveur des restrictions imposées par les lois à l’espèce de liberté «lout je me fais le défenseur se réduisent aux cin«| suivantes :
1* Nécessité de réprimer Tusure * ;
Nécessité de réprimer la prodigalité ;
Nécessité de mettre rindigence à l'abri de l'extorsion ;
4* Nécessité de réprimer la téracrilé des hommes à projets ;
Nécessité de protéger la simplicité contre la fraude.
Je vais examiner dans leur ordre la valeur de chacune de ces raisons.