‹ Œuvres de Jérémie Bentham, jurisconsulte anglais De l'organisation judiciaire et de la codificationChapitre 221 sur 329 · LETTRE XL · texte numérisé non relu

LETTRE XL

DE l'i.STÉRÊT COHPOSé.

Je vous demanderai la permission de vous soumettre quelques observations sur l'inlérêl composé; car cct intérêt est aussi traité avec défaveur par In loi, sans doute, à ce que je suppose, parce qu’elle le considère comme une sorte d'usure. Que , sans une stipulation expresse, la loi n'accorde point l'intérêt composé , c'est ce ()iie je me rappelle fort bien ; mais qu’elle l'accorde dans le cas d'une pareille stipulation , c’est ce dont je ne suis pas absolument sûr. Dans tous les cas, je ne pense {>a8 que lu loi puisse le punir sous le nom d'usure.

Si la défaveur dont rinlérêt composé est l’objet a pour Fondement l'horreur du péché d'usure , elle doit disparaUrc devant les raisons qui démontrent la parfaite innocence de ce prétendu péché.

Je ne pense pas qu'on ait Jamais avancé d’autre argument contre celle espèce de convention , à moins qu’on ne considère comme tel l’épithète de dure qui lui a été donnée; épithète, il est vrai, qui ressemble plus à une raison que ce qu’on a coutume d’obtenir de la loi commune.

Si l’on pouvait espérer de trouver dans la loi commune celle conséquence, cette harmonie, qui n’ont jamais été trouvées dans la conduite d'aucun homme, et qui peut-être ne sont point l'apanage de la nature humaine, rinlérêt com(K>sé n'aurait Jamais été rt fusé.

Je crois pouvoir affirmer que les motifs qui ont

Page 1