SYSTÈME DE DIVISION BIFURQUÉE
<le tlésaTanlage, comme synonyme <Ui nom sysiéma- Uqiie Posologie morphoscopique. Pour désigner la Posologie alégomorphique^ on se sert ilu mot AriUimÜique ^ f\\vi seraitbicn expressif; mais 1»? sens de ce mot étant plus souvent restreint à une branche particulière de cet art et sci ncc, je lui substitue ici le nouveau nom Arithmologie.
On voit donc qu’à chaque division , après avoir donné aux branches leurs noms systématiques, il faut y ajouter un synonyme monoépique qui servira tant pour la désignation ordinaire de la branche que pour sa division ultérieure. Ces noms devront être, autant que possible, déjà en usage pour dési* gner ces mêmes branches.
Malheureusement le sens des termes existants est en général si peu fixe, qu’il est rare d'en trouver qui coïncident toujours avec le nom systématique de la branche en question. Dans le cas où cette coïncidence ne serait pas exacte , il faut former un terme nouveau, ou bien choisir parmi les noms iléjà en usage celui dont le sens s’en rapproche le plus. Dans le premier cas, il ne dépend que de l'auteur de lui donner tel degré de fixité qu’il désire; dans l'autre, le temps peut-être, avec l'aide du synonyme systématique, qui sert iVinstrument de fixation J |iourrait à la longue parvenir à lui donner celte qualité si importante *.
Et quel avantage ne retircraii-on pas si jamais on parvenait à fixer ainsi le sens des mots, et surtout de ceux qui servent à la branche éthique, y compris la Politique et la Religion politique ! Quelle source de doute, d'erreur, de discorde, et même de disputes sanguinaires, n'éviterait-on pas! Il parait bien qu’on a maintenant une tendance générale vers ce but si désiré, mais combien de siècles ne faudra-t-il pas avant qu'il ail atteint toute sa perfection î
On pourrait demander pourquoi une division multifurqiiée ne réunirait pas tous ces avantages; mais la réponse est claire : ce n'est qu’à la division biftirquée qu'on peut appliquer la formule contradictoire, formule qui seule donne la preuve de l’omnicompréhension de lu division, et qui seule peut rendre les noms des branches fixes et définis.
O n'est pas non plus toute division bifurquée qui remplirait le but proposé. Si l’on n’y ajoute la
* Dans la nouvelle uble, au sujet do laquelle je vais bientôt entrer dans quelques détails, on verra que les nouveaux noms sont (oui tirés du grec. J’ai donné la préférence a cette langue k cause des facilités qu’elle offre pour les combinaisons et les changements de terminaison. C’est aussi la langue oô l’on a été dans l‘habitude de puiser toutes les fois qu’on a voulu donner des noms scientifiques , disiincls et expressifs, surtout en Médecine, en Botanique, etc. On peut en voir des
preuve de l'omnicompréhension , les bifurcations n'offrent pas plus d'avantage que les divisions miiltifiirqiiées , et pourraient devenir tout aussi incomplètes; comme, par exemple, si l’on divisait la Physiiirgie ou Histoire naturelle en Minéralogie et en rbytulogie, en omettant la Zoologie, l'Cranologic, etc.
L'idée de cette méthode de division a été d’abord suggérée à rameur par un chapitre de la Logique de Saundi-rson: et, à peu près en même temps, dans un cours de logique où cet ouvrage servait de texte, on lui fit voir un exemplaire en manuscrit du tableau suivant, qu'on y appelait v/rbor Porphgriana f et où l’on voit l’exemple d’une division des êtres compris dans le mol latin Sub^ siantia.