BIEN-ÊTRE ET MAL-ÊTRE
Il n’eftt pas hors de propos de menlionaer ici que les mois pur et pureté sont employés «fans cet ouvrage dans le sens malhémaliqiie ou arilhraélique. Celle esplicalioa est nécessaire» parce que la rhétorique attache fréquemment à ces mots, comme à beaucoup d'autres, une signification qui ne peut qu'engendrer des idées confuses et funestes.
lin plaisir est plus ou moins pur, selon qu'il est plus ou moins mélangé de peines qui le contre-balancent; une peine est plus ou moins pure, selon quVile est plus ou moins accompagnée de plaisirs qui la coritre-balancent.
Dans la somme du bien-être, la pureté et l'impuretc sont ce que sont te profil et la perte dans la balance commerciale.
La pureté est le profil, rimptirelé la |>erle. Lorsque l'impureté prédomine dans un plaisir , c’est comme lorsque dans un livre de comptes la balance est du cdté de la perte.
De même , lorsque l'impureté prédomine dans line peine, c’est comme si, dans un compte, la balanceétait du côté du profit. Eu pratique médicale, en législation domestique, en gouvernement politique, lorsque, dans une intention de bien, une peine est produite, c’est avec le dessein et en faisant en sorte qu'elle soit aussi impure que possible.
L'idée première de la pureté est l'absence de toute autre substance, de la substance à laquelle on veut donner cet attribut. Tout ce qui en diffère ou lui est étranger, amène l'impureté. Par exemple, l'cau employée comme boisson ou dans la prépara lion des aliments, |>eut se combiner avec un gi and nombre de substances dont plusieurs la rendent moins propre, et d'autres plus propre à cet objet. Sa pureté sera en proportion de leur absence. La farine deviendrait impure par le mélange de la poussière de charbon , et la poussière de charbon perdra de sa pureté si l'on y mêle de la farine ou de la poudre à poudrer. La (|iialilé d’ètre insalulire ou dégoûtant, soit aux sens, soit à l'imagination , ajoute à l’intensité assignée à l’impureté.