BIT DES ACTIONS
pas dire que le suicide ait été interdit par Jésus-Christ. Son propi-eexempledémonlreqirà (oui événeraent, il peut exister «les cas qui le justifient ; car» maître qu’il était de s’affranchir de la mort» il s’y est néanmoins soumis volontairement.
Cependant ]Maii)>erlui$ nous dit que la balance des plaisirs et des peines est du côté du mal-étre. Il appuie sa logique sur le Om fît ^ MecœnaSy «l’Horace. et autres arguments de cetle espèce. L’homme éprouve le «lésir d’améliorer sa condition. d’acquérir, dans l’avenir» quelque chose qu’il ne possède pas dans le présent. Bien! El qu’esl-ce que cela prouve? Ou’é la balance, qui existe «léjà en faveur du bienêtre, il faut ajouter un autre élément de bien élrequi existe dans le cœur de tout homme, le plaisir de l'attente, le plaisir «te l'espérance. Hais, dira-t-on» ce u’esl pas dans le but de voir augmenter la somme de ses plaisirs que l’homme s’inquiète et qu’il travaille à changer sa comlilion» mais bi« n pour diminuer la somme de ses |>eines. Il ne saurait en être ainsi pour ceux du moins «lonl parle Horace; cap» parmi eux, le suicide n’était pas regardé avec horreur. mais bien commedigne des plus grands éloges» et comme un objet d'admiration.
SU CalOf dùm u/v//» tanè vel Ctfinre major Dùm moritur, numguiU major Othonc fuit?
(Martiai., vt» 33.)
Une expression hasanlée par Locke, homme qui vaut à lui seul vingt Mau|>ertiiis» a donné cours à : une idée fausse » pénible et pernicieuse. Il dit que toute action a sa source dans une disposition qu’il appelle uttfiasinets^ et qu’on a expliquée et traduite par malaise. SI cela est vrai, le malaise accompagne toujours nécessairement l'action » et un homme doit être dans un état de malaise toutes les fois et aussi longtemps qu’il agit. Mais quel est le sentiment que Locke appelle uneasiness ? Ce n’est pas un sentiment pénible» ce n’est pas le malaise ^ c'est la sensation , le pressentiment d'une aptitude à jouir» dans un temps à venir, d’ini plaisir qui n'est pas actuellement présent. C’est le besoin de changement, de mouvement, «l’action, besoin inhérent à l’action vitale. la? plaisir peut naître de mille sources diverses» et cependant l'imagination nous en faire entrevoir beaucoup d'autres encore. présent peut être brillant de Jouissances, même au moment où nos regards |)longent dans un avenir plus brillant encore ; et aux plaisirs de ta possession peuvent sc joindre les plaisirs de l’esperancc.
Si l'on en croit Johnson, la pensée de tout homme «’st occupée de son dîner jusqu’au moment où le «huer est servi; et suivant Locke» et surtout suivant ses interprètes» tout homme passe dans un état de malaise le temps qu'il ne passe pas à table. {
Cependant il n’en est point ainsi : cela n’était pas vrai de Johnson lui-même. Johnson aimait son dîner par dessus toiile chose; mais, tout en pensant ammirciisement â son «llner» qui !’em)>êchait «le se prélasser dans son f.iuteiiil . sa Titsey * sur ses genoux . Ian«lis qu’une autre Titsey jotiait du clavecin et le charmait «le son chant méludteiix» et que lui, Johnson » le nez penché sur un bouquet odorant, Usait l’ouvrage d’un auteur favori?
CIIAPITIIE VI.