DES FAUSSES VERTUS
CommenI f.iîl-il qwp laiil (le mois Tannes , unis ; â de« iiîet’S vagues, ou nj^mc en l’absence île loulc ; HÎée , <ml pu régner si longtemps? CVsl parce que nous imaginons comprcnilrr 1rs Icrmos qui nous sont familiers. ;
Nous croyons comprendre ce dont nous avons : continucllemenl parlé, uniquement parce que nous ' en avons |Kirîé continuellement. I.’habitu<ic a établi ' ■ nue telle coïncidence entre les mois et les choses, j que nous prenons les uns pour les et quand .
des jiaroles arrivent à notre oreille , nous croyons que des pensées arrivent à noire esprit. Quand un mol iuacctKilumc se présente, iioii» l’inteiTOgeons ; nous nous examinons, pour savoir si nous avons ' quelque idée qui s’y rattache. Mais \ruons-mms à rencontrer un mot qui nous est familier, nous le * laissons passer comme une vieille connaissance : la , longue habitude que nous en avons, nous fait I regarder comme certain tpie nous en connaissons I toute la signitîcallon ; et nous le traitons en conséquence. Rn cela nous rcssemhlon» aux douaniers de j I certains pays, qui, ayant apposé leur cachet sur | . un ballot de march.indises, toutes les fois qu'ils i ( recomiaissent ou pensent reconnaître ce même | i cachet, se croient, avec raison, dis]»ensês de pro- |
céder à un nouvel examen. |