COUP D’OEIL SUR LE PRINCIPE DE LA
ont droit à rhooneiir de la coopération ou de la découverte.
Les livrea qui ont conduit à l'application efficace des instruments de bonheur , les instructions qui ont aidé les hommes à avancer du principe spéculatif et sans emploi , à son application aux choses de la vie, peuvent être considérés comme les auxiliaires les plus importants dans raccompiissemcnl des triomphes du bonheur.
La première fois que nous trouvons le principe mentionné, c’est dans la troisième satire d'Horace (livre I**), écrite quelques années avant la naissance de Jésus-Christ. Le poeie parle de l’opinion professée par les stoïciens, que tous les méhWi {peccata) sont sur la même ligne dans l'échelle de la ciil)>abilité, et que la même somme de blâme doit leur être infligée. U poursuit ainsi :
Quel* paria eue ferè ptaeuU peccata, laborant Quùm venlum ad i^ert/me</.*>eo«os moresque repugosot; Alque ip«a nUlitai ju>U prupè mater et »qul. '
Les sentiments des hommes , la coutume et l’utilité elle-même , sont , dit-il , en contradiction avec la théorie des stoïciens; et il a raison. Son observation, telle qu’elle est , si elle n’est pas profonde , est du moins exacte. Elle propose un but, celui vers lequel tendent et auquel se subordonnent la justice et l’équité. 11 foit plus ; il avoue que si nos idées de justice et d’équité sont fondées , elles ont leur source dans rutiliié.
Un peu après l'époque oii florissait Horace, Phèdre enseignait presque la même doclriue :
Nitl utile est quod faceris, stuita estgtoria.
« Si ce que vous faites n’est uii/e , votre gloire n’est que folie. »
Mais, dans Horace et Phèdre, la mention de rmilité, comme règle de conduite, parait plus accidentelle que raisonnée. Aucun d'eux ne semble avoir compris la valeur et l’importance de la doctrine qu’il a émise. Elle n’occupe nulle part , dans leurs écrits, la place d’un grand et important principe. Nulle secte ne l'avait adoptée; elle n’était avouée, suivie, professée |>ar personne; elle n’exislait encore qu’en germe ; elle n’avait ni influence DI pouvoir; elle n’avait point obtenu de place dans les Champs Éiysées, parmi ces aphorismes écrits en lettres d’or qu’Anchise s’occupait à parcourir lorsque Énée l’aborda; elle était là isolée, dédaignée, inconnue. comme cette vérité qui tomba un jour par hasard de la plume d’Aristote . lorsqu’il écrivit que toutes les idées ont leur source dans les sens , autre magniflqite principe posé alors , mais dont les consé({uences ont été cachées depuis à la perception d’un grand nombre <le générations. Locke fut le