DÉVELOPPEMENTS
« Britanniques. Dans la Grande-Bretagne, prenez M tons les catholiques, faites-en des escl.ives, et N partagez les dans une proportion qtieironqiie , « eux et leur famille, entre le corps entier des pro* « lestants. En Irlande, prenez tous les protestants, n et partagez les de la même nianit-re entre tout le M cor|>s des catholiques. »
Bien que colle formule : Le plus grand bonheur du plus grand nombre ne satisfit pas Bentham, on peut douter répondant qu’il y ail réellement des raisons suffisantes pour la rejeter. Cette formule a exercé sur le jugement et les affections des hommes une infiurnee si salutaire, qu’en i'ahantiunnanl on s'exposerait peut être à retarder les progrès des sciences morales et poliliqiies.
On peut demander si , dans celte expression le plus i?r£r/i</lM)nhcur du plus grand c'est
le terme te plus grand que l'on blâme. Hé quoi ! le bonheur de la simple majorité peut-il être le plus grand bonheur? I.a sim|de majorité conslilue-t-elle le plus grand nombre? Comparés à un bonheur, à un nombre moins grand , ce nombre, ce bonheur, peuvent être plus grands; mais, comparés au tout, peut-on tiire de l’un ou de l'autre qu'il est le plus grand? Les suppositions de Bentham ne sont-elles pas naturellement exclues |iar les termes mêmes dans lesquels le principe est formulé? Il semble que ce n'est pas une simple question de majorité et de minorité. Ac plus grand bon heur, éviilcmmenl le bonheur maxtmisê.
Le plus grand nombre ne peut être autre que le tout. Benlbam, en proposant de réduire la formule à CCS seuls mots : u Le plus grand bonheur, » ne lui a-t-il pas fait perdre de ce cam^ère bienfaisant, large, universel . qu'elle avail^ous sa première forme? Mais nous devions à la mémoire Je ce grand homme de présenter les dernières inspirations de sa {>eosée sur un sujet d'un intérêt si élevé *.
I^dangcrde mettre en avant, commcprinclpe général, toute proposition autre que celle qui se fonde
d'une interprétation erronée dam une matière aiiMi grave, rendait nécessaire la dernière moitiBral>un que Bembam a fait subir è cette formule. ?tous dironv plus : celle-ci a le mérite d'une plus grande Justene , en ce sens qiiVMe n'obUge pas ù iin calcul de majorité et de minorité , appréciation (oujoiirs difficile et fréquemment impo«sibl<;; mais qu'appelant l'attention de l'homme iiir son propre bonheur, dont le bonheur d'autrui fait esteniiellemeoi partie, elle lui donne en lui-méme une règle sûre, invariable, et d'une application facile et coniianie. M. Buwnng, après Je plus mûres réHexions, a fait disparaître de l'édition anglaise le passage qui a donné lieu i celte note, ilotts avons cru de* voir le conserver, comme texte de dévelopiiements ulites, et qui peuvent Jeter un nouveau Jour sur celle importante matière. xXote du tradueteur.)
438 COUP h'OEil SUH LE PRINCIPE DE LA MAXIMISATION DU BONHEUR, ETC.
sur la maximisation <iu lM>nliriir consiste en ceci : me contra me, » qui n’est pas avec mot est contre
ou elle cülnciJe avec le principe dominant, et alors moi ; c'est ce que peut dire au figuré le principe
elle est superflue ; ou elle ne coïncide |>as avec lui, de la maximisation du lionheur, et au littéral cba-
et elle est pernicieuse. Tout principe qui ne lui est cun de ses partisans. Et qu’on ne regarde point pas subordonné , peut lui être up|>o$é, soit diamé* celte déclaration comme le résultat de l’arrogance. tralement.soitcollatéralement.Oii peut cUercorome Elle naît de la nature des choses et des nécessités exemple d'opposition directe, lu principe ascétique de la matière. On aurait tort d'y voir de l'intolé* lorsqu'il est général et conséquent; comme exemple rance contre les défenseurs d’opinions opposées. d‘ui>po5ilion indirecte , les princi|>es de toutes les Cet accompagnement ne lui est ni nécessaire ni sectes enfantées par i’ipsetlixilismr. • Qui non sub naturel.
VIS DE LA PREinÈRE PARTIE.
Digitizod by Googie