DE L’ACCUSATELR PUBLIC. — DU DÉFENSEUR PUBLIC
il n'rst pas douteux que la erainte de cbar^'er le public d'un fardeau adtIUionnel ne soit un motif de plus pour user de ce pouvoir avec réserve.
Dans le service public comme dans la vie privée , ta probité des serviteurs dépend beaucoup de la sagesse du maître : si le maître est capricieux ou tyrannique , ceux qui le servent, c'est-à-ilire ceux qui le mènent , useront avec lui de duplicité, de ruse et de bassesse , le mépriseront en le flattant, le rendront violent et abject pour préparer la ruine de son pouvoir, l.ui 6ter les moyens d'être injuste, c'est aliermir son autorité et désarmer les intrigants en rendant l'intrigue inutile.