I.e sommaire des motifs peut se réduire en peu de mots
I** Ouvrir cette carrière aux avocats, ce serait diminuer la valeur des places de juges députés; les talents se porteraient vers le barreau , plutôt que vers la judicature.
2" Il y aurait injustice et découragement dans la distribu lion des récompenses. Pendant que les juges délégués méritent leur avancement |>nrdea services publics et gratuits, l'avocat ipii ne sert que luimême, et ne travaille qu’à sa fortune, aurait une grande facilité à les devancer dans la carrière des honneurs.
5“ Celle concurrence des juges délégués avec les avocats pourrait porter alletnle au caractère moral des premiers, en leur donnant la tentation de recourir à des moyens de brigue et de flatterie, qui seraient des crimes pour eux , et n’en sont pas pour leurs rivaux.
i'* Cette même concurrence ral>aisserait l’état qu’on ne saurait trop exalter, et rehausserait dans la même proportion celui qu’on ne saurait tenir dans des limites trop rmerrées. l'iiis on étudie l’histoire des jurisprudences , et l’influence que les avocats ont exercée, plus oti est convaincu qu’il im|>orte de rompre, autant que possible, loiile alliance entre eux elles jugeas, entre eux et les législateurs, entre eux et le clergé ; car ils ne s’unissent que pour nuire; et la grande puissance des .ivocats est en même temps le princi|te et la suite d'une profonde maladie dans le corps des lois.
Je ne saurais me résoudre à conclure ce chapitre sans faire une apologie pour moi même, relativement à la peinture défavorable que Je viens de iracer.
11 importe au législateur de connaître les hommes tels qu’ils sont; il lui importe de voir la relation qui subsiste entre les intérêts parliculiersde chaque classe et les intérêts de la communauté; il lui importe de savoir distinguer ses amis et ses ennemis.
Si, en fermant les yeux sur 1rs inlérêts hostiles d’une classe de la société, ou si, en gardant le silence, on pouvait prévenir le danger, il faudrait se taire : mais en ceci la cause de la rérilé est la
aü