CHAPITRE XXIX
ou iURY COMSmÉAÉ COMME CARAMTrB DE LA DROITIRC UES JL'GEMEMTB.
M. Bentham, dans ses dernières vues sur l’organisation judiciaire , n’admet pas le jury , même en matière pénale.
I^es antagonistes du jury, et il y en a beaucoup encore, ne manqueront pas de se prévaloir de cette autorité. «Vous voyez, diront-ils, un publiciste qu'on ne peut pas accuser de favoriser les institutions aristocratique , un jurisconsulte nourri dans les préjugés d’un||>8ys où rallnchement pour cc mode de procédure est porté jusqu’à l'enthousiasme; vous le voyez modifier graduellement ses opinions sur le jury, commencer par en restreindre l’usage à un petit nombre de cas, et finir par sou entière suppression, l/im^iopularilé de ce paradoxe ne lui fait pas peur; il ne voit dans cette institution qu’une débauche de judicature très-convenable à des siècles de tyrannie et de barbarie, mais qui doit cesser quand on a obtenu les sauvegardes d'une civilisation avancée. »
Ne vous bâtez pas de triompher, dirais-je aux ennemis du jury : si Bentham ne l’envisage pas arec la même confiance que les publicistes les plus éclairés , ce n'est poiut qu’il en méconnaisse le mérite comparativement à tous les modes de juilicature connus , et qu'il ne soit , dans son opinion , le palladium de la liberté britannique , et surtout de la liberté de la presse, sans laquelle aucune autre ne peut exister longtemps ; mais il a estimé que, dans une organisation judiciaire qui n’était