‹ Œuvres de Jérémie Bentham, Volume 2Chapitre 22 sur 443 · SECONDE SOURCE D'ANALOGIE · texte numérisé non relu

SECONDE SOURCE D'ANALOGIE

Pour injure corporelle, même peine corporelle.

Dans les délits consistant en injures corporelles irréparables, la partie du corps lésée est la circonstance caractéristique. L'analogie consisterait à infliger au délinquant le même mal qu'il a fait. Je sous-entends toujours celte condition nécessaire, que le délit soit malicieux et pleinement intentionnel dans toute son étendue : c'est là une distinction de la plus grande importance.

Reste à pourvoir à deux cas : celui où le délinquant n'aurait pas l'organe dont il a privé son adversaire ; et celui où la perte du même membre lui serait plus ou moins préjudiciable qu'à la personne lésée.

L'injure a-t-elle été du genre ignominieux, sans mal permanent , la même ignominie peut être employée dans la peine , quand l'état de la personne et les autres circonstances l'admettent.

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