‹ Œuvres de Jérémie Bentham, Volume 2Chapitre 427 sur 443 · DES ÉCRITS · texte numérisé non relu

DES ÉCRITS

Par rapport aux moyens d'assurer la production, ils sont les mêmes pour les écrits que pour les preuves réelles.

L'authenticité de l'écrit est-elle disputée ou non , on doit se conduire différemment dans ces deux cas. Si elle est disputée , l'écrit doit être produit en original, par les mêmes raisons qu'on produit le corps d'une personne récemment tuée , les habits qu'elle avait , les armes qui ont servi à sa mort.

Si l'authenticité n'est pas disputée, la chose à examiner étant la teneur de l'écrit et non l'écrit individuel lui-même, une copie peut servir tout aussi bien que l'original , et l'on peut s'épargner les inconvénients qui résultent fréquemment de la nécessité de produire l'original.

Tout ce qui sert à la découverte des preuves réelles peut servir de même à celle des preuves écrites : les précautions à employer pour empêcher qu'un écrit ne disparaisse ou ne passe secrètement de main en main seront les mêmes que pour les preuves réelles. Il faut même observer que ces précautions sont plus nécessaires, parce qu'un écrit , n'ayant point de valeur intrinsèque commerciale , mais seulement une valeur relative , est plus exposé au danger de la destruction pour l'objet d'anéantir la preuve qui en résulte.

Par rapport à l'extraction de la preuve qu'il est capable de fournir, l'écrit parle pour lui-même , et cela dans un sens moins figuratif qu'aucun article de preuve réelle : bien entendu qu'il n'y a point de dispute sur son authenticité; car si elle est contestée , la discussion de cette question est plus difficile

Page 1